Age Of Torment – Interview avec Shaun

Afin de pallier à la déprime que suscite souvent la rentrée, le Hell Metal propose un nouvel événement qui promet encore de faire trembler les murs du Foyer Culturel de Chap’Hell. En effet, le 20 septembre prochain, vous pourrez y retrouver Arkham Disease, Seven Tongues Of God et Age Of Torment. Afin de vous préparer à cette soirée qui s’annonce très core, voici un petit entretien avec Shaun, guitariste au sein de Resistance et Length Of Time mais aussi d Age Of Torment dont, vous l’aurez compris, il est question aujourd’hui. Le groupe bruxellois sortira son second opus « I, Against » dans quelques mois, cette interview tombe donc à point nommé pour en savoir plus sur cet album tant attendu !

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Tout d’abord, comment décrirais-tu la musique de Age Of Torment, outre le fait qu’il s’agisse de Metal ?

Age of torment est un mélange de pas mal d’influences musicales. On y retrouve principalement du Thrash et un côté Metal moderne en général. Parmi nos influences on retrouve Slayer, Gojira, Arch Enemy, Metallica, mais aussi des groupes tels que Slipknot ou Parkway Drive etc.

Selon toi, votre musique apporte-t-elle quelque chose à la scène belge ?

Je pense qu’on a notre identité propre. On ne tente pas de faire de l’approximatif et copier tel ou tel groupe. On reste fidèle à nos propres envies musicales. Il n’y a rien de plus dévastateur pour un artiste que se limiter pour être sûr de rester dans un certain style ou pour ressembler à…

Mélangez-vous vos influences personnelles où souhaitez-vous garder un style propre et récurrent à vos compositions ?

Cette question est en grande partie déjà résolue par les réponses précédentes, mais en gros tous les éléments présents dans les compositions d’AOT reviennent souvent. Une cohérence dans sa musique est importante.

Au fait, d’où vient le nom du groupe ?

C’est le résultat d’un brainstorm entre les membres du groupe de l’époque. Comme les thèmes abordés dans les morceaux sont très alignés avec le nom du groupe, ça paraissait un bon choix pour rassembler le tout.

Il y a eu plusieurs changements de line up depuis la création du groupe, comment cela se passe quand un nouveau musicien arrive ? 

Il n’y a pas vraiment une procédure standard appliquée quand un nouveau membre est introduit. La motivation, la perception et la fiabilité des gens qui t’entourent ne sont pas toujours optimales. À mon avis, la grande majorité des groupes pourront le confirmer. Le but est que la personne qui intègre le groupe fasse bien son boulot et participe créativement au développement artistique du groupe.

Aujourd’hui, pensez-vous être arrivés au line up idéal ?

Sans aucun doute. Chaque membre du groupe ajoute sa touche personnelle à l’identité du groupe, que ce soit au niveau de la composition, du visuel ou de l’approche en général. Personnellement, je ne me suis jamais senti aussi à l’aise et confiant sur scène qu’avec les quatre gars qui m’entourent aujourd’hui et notre complicité musicale est incroyable.

Apparemment, votre nouvel album s’apprête à sortir, peux-tu me donner quelques précisions par rapport à celui-ci ? Doit-on s’attendre à quelque chose de différent du précédent ?

La sortie du prochain album « I, Against » est prévue pour septembre ou octobre 2013. Plus de détails seront révélés très prochainement : le label, la date de sortie exacte etc. Musicalement, c’est un album bien plus mature que « Dying Breed Reborn ». C’est une suite logique et plus diversifiée. On a travaillé pendant quasi trois ans à cette nouvelle galette et un nouveau morceau intitulé « My Own Disease » est en écoute sur notre page Facebook, Bandcamp, Reverb Nation ainsi que sur notre site officiel. L’album a été enregistré au Noise Factory et mixé et masterisé par Nicola Lomartire (The Link, Goliath), qui avait fait un boulot extrêmement suprenant sur l’album de Goliath. On est très satisfait de cette collaboration tout autant que celle avec Stéphane Boeckx pour l’artwork.

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D’une manière générale, quels thèmes abordez-vous dans vos textes ?

Sans tomber dans un cliché, je pense qu’on peut résumer le thème global au « tourment » : la condition humaine et ses pathologies, la souffrance qu’elle endure, sa contradiction, son hypocrisie et sa capacité à s’autodétruire. Que ce soit en 1756 ou 2013, fondamentalement l’humanité n’a pas changé. On trouvera toujours de nouvelles façons de foutre les choses en l’air, de vaincre nos ennemis. Mais en fin de compte, notre plus grand ennemi reste nous-mêmes.

Vous ne semblez pas avoir encore tourné de clip, est-ce un projet futur, lié à votre prochain album ou cela n’est pas important pour vous ?

Souvent, c’est une question d’investissement qui empêche pas mal de groupes de développer sa promotion et le coté visuel. Pour le premier album on n’a pas eu l’occasion de la faire, mais pour l’album « I, Against » c’est effectivement prévu d’en faire plusieurs.

Comment imagines-tu le groupe dans dix ans ?

Alive & Kicking !

En quelques années, Age Of Torment a quand même fait pas mal de scènes… Y-a-t ’il eu une date que tu as préféré ? Pourquoi ?

Le PPM Fest était une excellente expérience et on a eu droit à un public présent et interactif, ce qui nous a beaucoup plu. Sinon on a toujours été très bien reçu à Bruxelles et dans la région de Namur où on a pas mal de fans. J’avoue que c’est dur de n’en citer que une seule !

Je sais que tu as une expérience importante. Personnellement, préfères-tu jouer devant un comité restreint ou devant des centaines de personnes ? Pourquoi ?

En fin de compte l’interaction avec le public reste le plus important. Au plus je m’aperçois que les gens se défoulent et apprécient ce qu’on fait, plus que je m’amuse. Ça peut être le cas devant des centaines ou des milliers de personnes, mais aussi devant 25. Je préfère jouer dans un club où 25 personnes deviennent folles que devant 1000 plantes…

As-tu une anecdote, un souvenir de concert qui pourrait nous faire rire ?

Lors du « Chaules Metal Fest » l’année passée en France, où j’ai joué avec Resistance, mon pantalon s’est déchiré au niveau de la tirette jusqu’à mon genou car j’avais trop écarté les jambes en jouant ! J’ai dû finir le concert à moitié en boxer et le public s’en est bien sûr aperçu ! Pour combler le tout, on s’est dirigé vers Rixensart où je jouais par après avec AOT au Benefit Show de Steph Z (Goliath) .

Enfin, parlons de Chapelle, je pense que le groupe y a déjà joué. Aurais-tu un petit mot pour motiver les gens à venir vous applaudir ?

AOT est plus que prêt et impatient de vous présenter son second album. C’est une date exclusive pour le Hainaut lors de la période de sortie de l’album, donc soyez présent ! The scene stands and falls by the ones who support it !

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