Nemesis Irae : Interview avec Kriss

Au fil du temps, la Fête d’Halloween a pris sa place dans nos coutumes. Même si certains considèrent cela comme une pratique païenne de mauvais goût, d’autres voient plutôt ce jour comme une occasion de faire une soirée déguisée la veille d’un jour férié. Et en ce début de mois d’octobre, les propositions d’événements prolifèrent sur la toile et ailleurs afin que personne ne s’ennuie le 31. Bien qu’il y ait donc l’embarras du choix, il est possible que vous n’ayez pas encore fait le vôtre. C’est pourquoi je me porte volontaire pour vous proposer les « Nights Of The Living Dead Fest », un festival organisé par mes deux partenaires principaux : Hell Metal (jeudi) et Metal Corporation (vendredi).

1236948_10202088205637062_1342453115_n

Une fois encore, pour vous mettre l’eau à la bouche, Bart m’a proposé une petite interview avec Kriss, le batteur de Nemesis Iare. Soit, l’une des figures phares de la scène Black belge, histoire de prendre quelques nouvelles ou – on ne sait jamais – de faire connaissance. Aussi, comme le Black Metal n’est pas vraiment mon rayon, Bart s’est joint à moi pour les questions.

388331_418093574926813_1067097005_n

Nemesis Irae existe depuis 1996, comment résumeriez-vous ces dix-sept années ?

Par beaucoup de plaisir, mais aussi beaucoup de galère et de désillusion. Mais surtout par des moments inoubliables : XMASS à Tilburg avec Deicide et Destruction. Des rencontres avec des gars super comme ceux d’Anorexia Nervosa, Laurent Merle de Listenable, Steeve de No Return,… Des amitiés naissantes, comme avec Bart de Mystica, Ulf Wotu, des ex-membres du groupe Anton, Patrice, Laeticia… Bref, une expérience de vie extraordinaire et qui n’est pas encore finie !

Pouvez-vous me parler de votre dernier album en date, « Eradikate Kampaign » ?

C’est l’album de l’union sacrée entre Grabak et moi, qui sommes d’anciens membres, ainsi que de trois nouveaux musiciens qui nous suivaient comme fans depuis des années. C’est un album qui rend hommage aux vingt-cinq ans de complicité avec cette musique entre mon frère et moi. Il est composé de huit titres, mélangeant des nouvelles compos – « Karnage », « Christ Anthem », « Asmodeus » et « Putrid Lust » – ainsi que des titres retravaillés – « New Beginning » , « Total Agony » et « Vortex ». Nous avons enregistré ces titres dans notre homestudio et c’est Jack du Canal 10 qui les a mixés et masterisés. Nous sommes assez satisfaits de la prod, qui est pour nous assez old-school. À noter que « Putrid Lust » est tiré du split, qui lui a été enregistré, mixé et masterisé au Canal 10.

Eradikate Kampaign

Pouvez-vous également me raconter l’histoire liée au split, « Brotherhood For Blasphemy », enregistré avec Dark Managram et Goat Perversör ?

C’est une idée de Goat Perversör, qui avait quelques titres en réserve et voulait faire un split avec nous. On avait trois titres de prêts, mais six morceaux c’était un peu court, nous avons donc demandé à nos frères d’armes Dark Managarm s’ils étaient partant. Il n’a pas fallu insister et cela a donné « Brotherhood For Blasphemy ». Nous allons faire plusieurs concerts avec Dark Managarm en rapport avec le split. Cela, courant octobre et novembre.

Brotherhood for Blasphemy

En partant du principe que le Black Metal n’est pas mon rayon, comment décririez-vous la situation du mouvement en Belgique ? Bart : Considérez-vous votre groupe comme un pilier de la scène Belge ?

Un pilier, surement pas. Plutôt un rescapé de l’ancienne garde. Concernant la Belgique, nous avons un retour du Black/Trash avec des groupes comme Slaughter Messiah, Sepulchral Voices etc. qui vont assurer la relève sans problème. Le plus difficile actuellement pour cette scène, c’est de trouver des concerts, surtout en Wallonie ou le Core est plus populaire. Et ce n’est pas simple pour organiser des dates et ramener du monde.

Quels thèmes abordez-vous dans vos textes ?

Sans être très original, nos textes sont principalement axés sur tout ce qui est sombre, négatif et cruel. Bref, le reflet de notre monde actuel.

Ces thèmes sont-ils en adéquation avec une éventuelle idéologie personnelle, une philosophie de vie ?

Le fait de jouer et d’écouter cette musique brutale, nous fait réfléchir et penser de façon brutale et extrême. La philosophie de ce genre est pour moi « Seuls les forts survivront et les faibles périront ».

Y a-t-il une volonté de votre part de renforcer les clichés liés au Black Metal dans vos mises en scène ? Ou, selon vous, celles-ci sont indissociables du genre ?

C’est avant tout un art, même si c’est difficilement acceptable par la plupart des gens, et une musique brutale doit s’apparenter à des images et des paroles brutales. Ce sont plutôt des clichés quand les groupes font plus du business. Je pense à Gwar ou Ghost, par exemple. Mais dans le milieu underground, cela reflète plus la pensée des gens qui créent cette musique.

Si je ne me trompe pas, vous n’avez jamais tourné de clip, pourquoi ?

Nous y avons déjà pensé, mais faute de temps et d’argent, je pense qu’il n’y en aura jamais !

Vous donnez un concert le soir d’Halloween, préparez-vous quelque chose de spécial pour l’occasion ?

Pas du tout, ce sera un set en rapport avec le split et le nouvel album, mais le fait de jouer à Halloween est plutôt par facilité de date : nous jouons le jeudi 31, le vendredi premier novembre et le samedi 2. C’était l’occasion de faire trois concerts en un long week-end.

Bart : J’avais le souvenir de vous comme un groupe de Brutal Death. On vous retrouve maintenant grimés pratiquant une musique toujours aussi extrême mais à fond Black Metal. Comment expliques-tu cette métamorphose ?

C’est simplement l’union des cinq membres actuels qui a fait l’évolution, au début nous faisions du Brutal Death, mais nous avons toujours été fans de Black Metal, et dès que Lord Saduh Natrak et Dark Bastard se sont joints à nous, la direction s’est naturellement dirigée vers le Black Metal. Une musique que nous n’avons jamais renié ! Et les grimages renforcent le côté brutal de la musique. Comme je l’ai dit, c’est de l’art et l’imagerie est très importante.

Voulez-vous ajouter un mot pour finir ?

J’espère qu’il y aura beaucoup d’âmes noires pour cette date du 31 et que les amateurs ne seront pas déçus. Merci pour l’interview.

*

Eh bien, merci également pour ces réponses et rendez-vous le 31 octobre pour une nuit qui promet d’être terrifiante en compagnie de Nemesis Irae, mais aussi de Metrydia et de Dark Managram ! Mais ne buvez pas trop, car les festivités continuent le lendemain !

1240535_372672299532216_1027744467_n9840_533998213345308_491483767_n

Publicités

Une réflexion sur “Nemesis Irae : Interview avec Kriss

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s