Interview avec Black Harmonia

Si vous êtes un visiteur régulier de ce blog, vous avez sans doute déjà remarqué que j’évoque souvent Black Harmonia. De fait, je suis ce groupe à peu près partout depuis trois ans. Cependant, tout le monde ne le connait pas aussi bien que moi donc, une petite interview s’impose pour remédier à cela et en apprendre plus sur ce quatuor Thrash originaire de la région de Charleroi. D’autant plus que Black Harmonia enchaînera quelques dates d’ici la fin de l’année, dont une pour le Hell Metal. Arpad, le bassiste, répond à la plupart des questions mais les autres musiciens ont également pu y mettre leur grain de sel.

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Au jour d’aujourd’hui, comment résumeriez-vous l’histoire de Black Harmonia à quelqu’un qui ne connaît pas le groupe ?

Arpad : Black Harmonia est un groupe de Metal créé en 2007 par Franck (guitare/chant) et moi-même (basse/chant). Le groupe est un mélange de Thrash, de Heavy, de Death et de plein d’autres genres. Nous avons sorti deux démos, une en 2009 et l’autre en 2010 et nous avons sorti notre premier album en début d’année 2013.

Si je me souviens bien, le nom du groupe est le fruit du hasard, vous pensiez d’ailleurs le changer avant de sortir l’album : pourquoi cela ne s’est pas fait ?

Arpad : En fait, le nom nous convenait très bien au final, ça fait longtemps que nous le portons, et les gens nous connaissent comme ça, ça n’aurait pas été un bonne chose de le changer.

Comme beaucoup de groupes, vous êtes passé par la phase désagréable du line up vacillant, pensez-vous avoir atteint l’équilibre de ce côté-là ?

Arpad : Oh, je pense que nous avons trouvé une très bonne stabilité à ce niveau-là maintenant grâce à Yohann, également batteur dans Corpor[H]ate et Skelt’s, et Yannick, ancien guitariste de Tavernil. L’ambiance est super, aussi bien en répète que lors des concerts, donc que demander de plus ?

Comment décririez-vous l’évolution du groupe entre le line up originel et celui d’aujourd’hui ?

Arpad : Eh bien, je pense que le groupe a beaucoup évolué depuis : on a enregistré deux démos avec un ancien line up, de nombreuses compositions ont été créées, on a fait pas mal de concerts avec à chaque fois des groupes de qualité et maintenant notre premier album est sorti, donc je crois qu’on peut dire que tout se passe bien. Prochaine étape : un label !

Sinon, « Deathroad » est enfin sorti, votre premier album, donc. Pourquoi y retrouvons-nous les titres de vos premières démos ? Vous aviez peur qu’ils soient oubliés ?

Arpad : Non, pas vraiment mais ça nous semblait normal, en fait, d’incorporer sur l’album les titres présents sur les démos, celles-ci étant surtout utilisées à ce moment-là comme moyen de promotion auprès d’organisateurs de concerts, par exemple.

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En quelques mots, comment décririez-vous ce premier opus ?

Arpad : Un mélange de Thrash avec un peu de Heavy et de Death. Soit, un mélange de toutes nos influences faisant voyager parmi les maux de la société, des mondes plein de démons et plein d’autres joyeusetés du genre ! Tout ça, emporté par la voix Black/Death de Franck et la mienne, plus Heavy/Thrash.

Est-ce que le fait d’évoluer dans un registre Thrash était voulu au départ ?

Arpad : Oui et non. En fait, je pense que le Thrash fait office de squelette dans nos compos, sur lequel viennent par la suite se greffer des airs de styles assez différents : rythmiques Death ou Heavy, riffs Power, ambiances, etc. Ce qui fait que le groupe peut avoir une sonorité Thrash sans faire du Thrash pur et dur.

Au fait, quelles sont vos influences, vos préférences respectives ?

Arpad : Pour moi, je dirais tout ce qui touche aux années 80 : Heavy, Thrash, Speed, Power, Death, avec une préférence pour les deux premiers, tout en restant fan de certaines nouveautés.

Yohann : J’aime tout ce qui blast !

Yannick : J’aime les Black Mages, Trivium, Machine Head, Killswitch Engage, Avenged Sevenfold, Within Temptation, All Shall Perish, Slipknot, Dam’s, Kill My Doll.

Franck : Mes influences sont Devin Townsend, Dream Theater, Helloween, Megadeth et Opeth.

Et vos expériences respectives ?

Arpad : Jai joué dans le groupe JLB Riddim pendant quelques années, Suffering’s Cry, Hell’s Gates, et actuellement je suis dans Black Harmonia et le groupe de Heavy Masters Of Rebellions.

Yohann : Trashtest, Negative Creep, Corpor[H]ate, DomineHate, Black Harmonia, Skelt’s.

Yannick : Tavernil, Narko, Black Harmonia.

Franck : Au niveau expérience, beaucoup d’autodidacte via internet, sinon j’ai joué dans In Your Pussy et Loud Excess.

Comment toutes ces influences, préférences et expériences interviennent-elles dans votre travail de création ?

Arpad : Chacun met un peu de sa patte, ce qui fait que lorsque Franck ou moi composons, la version finale peut être assez différente quand on la bosse lors des répétitions. Ce qui est vraiment bien car on n’a pas l’impression de s’enfermer dans un seul style.

J’en reviens à « Deathroad », à l’époque de sa sortie vous avez réalisé un clip plutôt amateur, envisagez-vous quelque chose de plus professionnel pour l’avenir ?

Arpad : Oui, bien sûr tout est faisable, peut-être pas dans l’immédiat mais nous y pensons…

D’une manière générale, quels thèmes abordez-vous dans vos textes ?

Arpad : Un peu de tout, on ne se donne pas vraiment de limite même si on reste dans des thèmes assez funestes, tels que la fin du monde, les perversions humaines, les catastrophes, les démons. Nous avons, par exemple notre cher « Great Sinner », le démon qui figure sur la pochette, déjà présent dans quelques titres. À savoir, « Life, Birth Of The Evil » et « Death, Ultimate Solution ».

Où trouvez-vous l’inspiration ?

Arpad : Partout, il suffit parfois d’allumer la télé ou d’écouter les gens parler pour trouver quelques bons sujets.

Et comment se passe la composition ? Vous avez certaines habitudes ou votre méthode est-elle aléatoire ?

Arpad : Généralement, moi ou Franck composons la musique avant d’écrire les paroles, puis on peut changer certaines parties musicales pour mieux coller avec le chant. Vient ensuite le travail lors des répètes où tout le monde vient ajouter sa personnalité au morceau, ce qui le transforme encore pour lui donner sa forme finale.

Si vous ne deviez choisir qu’un seul titre de « Deathroad », ce serait lequel ? Et pourquoi ?

Arpad : Je dirais « Life, Birth Of The Evil », car je pense qu’elle représente bien le groupe : une chouette osmose des deux voix, une bonne progression musicale et j’aime la continuité de l’histoire, avec la mise en scène du Great Sinner. Histoire, qui se poursuit dans « Death, the Ultimate Solution ».

Yannick : Ma préférée c’est Life, car pour moi c’est une des plus aboutie, aussi bien sur le plan instrumental que vocal, la complémentarité des deux voix se ressent mieux sur celle-ci, ainsi que l’harmonie des guitares. La batterie est groovy et la basse est présente.

Arpad : Je te merde, d’abord !

Yohann : Pour moi, ce sera « Terror », car j’aime beaucoup ce morceau.

Yannick, en imitant Yohann : Moi j’aime bien Terror parce que je tape beaucoup et vite !

Franck : « End Of The Dream », car elle a été faite sur place et on y a vraiment mis un paquet d’idées qui sont venues spontanément, ce qui prouve la maturité du groupe.

Vous tournez pas mal en Belgique, jusqu’à présent, quelle a été votre meilleure expérience live ?

Arpad : Toutes ! Chaque concert se doit d’être une remise en question et je pense qu’on s’est toujours donné à fond, maintenant on a eu de plus grosses dates comme par exemple le Mass Deathtruction, avec Napalm Death, Obscura, Immolation, etc. Ou le concours du PPM, où la tête d’affiche était Vanden Plas. Et bien d’autres… Mais on s’est vraiment éclaté à chaque fois.

Et la pire ?

Arpad : Aucune, évidemment ! Non mais plus sérieusement, je pense que toute expérience live est bénéfique, devant 200 ou 5 personnes, dans des petites ou des grandes salles… Je pense que nous n’avons jamais eu de gros problèmes… Sauf peut-être la fois où l’ampli de Franck a quelque peu rendu l’âme lors du Savage Music Festival. Et encore, ça ne nous a pas empêché de continuer le show à un seul guitariste, Franck étant momentanément passé de guitariste/chanteur à chanteur tout court !

Hormis quelques bonnes dates à venir, quels sont vos projets futurs ?

Arpad : Eh bien, grâce à l’album on a dans l’espoir de trouver un label et continuer à tourner, bien sûr. Puis notre rêve, comme tous les groupes je suppose, ce serait de pouvoir vivre de notre musique.

J’ai assisté à la majorité de vos concerts depuis trois ans et j’ai remarqué que peu à peu, vous avez investi dans certains apparats scéniques. J’entends par là, notamment, le backdrop, les tenues de scènes, mais aussi les micros façon Pop Stars, pourquoi ces changements ?

Arpad : Je pense que c’est un début d’évolution que nous voulions, le visuel est une chose importante dans le Metal. À nous de trouver le notre, comme pour ces micros sans fil qui nous permettent à Franck et moi de rester mobiles malgré nos statuts de bassiste et guitariste/chanteurs et de continuer de mettre une certaine dynamique lors des lives.

Pourquoi Franck et toi êtes les seuls à jouer le jeu en endossant un costume de scène ?

Arpad : Franck et moi avons plus ou moins la même vision, étant les membres fondateurs, mais ce n’est pas quelque chose que nous voulons imposer aux autres, si ils veulent mettre un costume, grand bien leur fasse, on ne les en empêchera pas mais nous n’allons pas les y obliger… Pour le moment ! (rires)

Je sais que tu es très imaginatif de ce côté-là, donc, peux-tu m’expliquer comment tu conçois les shows de Black Harmonia dans l’avenir en terme de mise en scène ?

Arpad : Oh, je verrais bien une scène monstrueuse avec des flammes, de super jeux de lampes, plein de décors en fonction de notre univers… Je pense qu’il y a déjà moyen de créer quelques chouettes choses, en ayant un peu d’argent à mettre dedans.

Avez-vous quelque chose à ajouter pour terminer ?

Arpad : Merci pour cette interview, et merci d’encourager le monde du Metal belge grâce à ton blog et tes photos ! Si quelqu’un veut recevoir toutes les news, les nouvelles dates, il peut nous suivre sur Facebook ainsi que sur Reverbnation. Pour le moment, nos prochaines dates annoncées sont le 26 octobre à Namur (infos), le 14 décembre à La Louvière (infos) et le 17 mai, à La Louvière également pour le retour du LL-Metal (infos).

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