Body Fuel et Burnout Metal Fest : Interview avec Vince

Fan de Steampunk jusqu’à fabriquer ses propres déguisements, jouer les modèles sous le pseudonyme de Captain Smoke, mais aussi animer une communauté conséquente dédiée au mouvement (ici), Vince est aussi graphiste et a bien d’autres cordes à son arc. Mais il est avant tout musicien. Passionné de nature, le bassiste de Body Fuel n’hésite pas à tenter l’expérience de l’organisation de son propre événement. Une occasion, donc, de vous le présenter, ainsi que ses projets, mais aussi de mettre le doigt sur un problème paradoxal mais récurrent pour les groupes locaux : le foisonnement des événements et la difficulté de trouver des dates. Mais il en faut plus pour décourager notre capitaine déjanté, alors, à l’abordage !

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Salut Vince, nous voilà partis pour discuter de beaucoup de choses ensemble ! Pour commencer, peux-tu te présenter et raconter ton parcours dans la musique ?

Salut Isabelle , commençons la discussion alors ! Je me présente donc, Vincent Bodson, mais je préfère Vince tout simplement. Je suis né en 73, je suis un lion avec un sacré caractère, je suis marié à une super petite femme, Caro, qui me laisse réaliser ma passion pour la musique. J ‘ai également un fils, Max. Je suis autodidacte, j ‘ai acheté ma première basse pour créer un groupe avec un collègue, Matt, ce groupe a duré trois ans mais n’a jamais abouti, faute de trouver le bon chanteur et les personnes suffisamment motivées pour ce projet. Le groupe s’appelait Narco. C’est là que j ‘ai rencontré Ophélie, qui se présentait pour le chant dans le groupe, j ‘ai été impressionné par sa façon de composer et son chant assez spécial. C’est là que tous les deux nous avons eu l’idée de créer un groupe ensemble, Dalloway, groupe de Metal Mélodique au chant parfois lyrique, parfois guttural. Ce groupe a tenu bon trois belles années avec quelques concerts à la clé. Les études d’Ophélie et le manque de motivation de certains membres ont eu raison du groupe. Ce qui m’a foutu un cafard d’enfer, j’en ai pleuré, c’était un super projet qui aurait pu aller loin, enfin, je pense. Mais, je suis un lion et je ne baisse pas les bras aussi facilement ! Dalloway m’a permis de faire de magnifiques rencontres et d’agrandir mon cercle d’amis métalleux. Eh oui Isa, c’est grâce à toi si je suis maintenant bassiste du groupe Body Fuel.

Il ne faudrait pas exagérer, c’est parce que tu es bon que tu es entré dans le groupe ! Sinon, quelles sont tes influences musicales ?

Mes influences musicales sont très variées, j’écoute de tout en fait ! Je peux passer des heures à écouter du Pascal Obispo, Calogero, Lady Gaga et aussi vite passer a l’extrême différence avec le Metal, mais pas n’importe lequel ! Le Neo Metal est celui que je préfère ! Je pense que j ‘ai découvert progressivement le Metal grâce à des groupes comme Linkin Park et Limp Bizkit. Je suis aussi de la génération Nirvana, Offspring, Green Day, Lenny Kravitz, que j’écoutais en boucle à cette époque, il y a plus de 20 ans !

Aujourd’hui, tu joues dans un groupe qui s’appelle Body Fuel, peux-tu nous le présenter?

Body Fuel est très difficile à définir, car composé de membres aux influences toutes différentes ! Nu Metal, Hardcore, Thrash et biens d’autres styles de Metal ! Nous sommes plus ou moins tous de la quarantaine bien tapée. Danny, le batteur et Marc, le guitariste on lancé ce projet à deux, rejoints ensuite par Luc, le deuxième guitariste. Ils ont composé pendant quelques mois avant que je ne déboule dans le groupe. Ils avaient une dizaine de compos déjà, donc pas mal de pain sur la planche pour moi ! Nous avons eu un peu plus de mal pour trouver un chanteur, mais maintenant nous sommes au complet avec l’arrivée de Thaïs au chant ! Voici une petite bio du groupe : Body Fuel est le fruit de l’union de cinq musiciens venus d’univers musicaux différents, tout en restant dans l’atmosphère du Metal. En 2012, Marc et Dan (ex-Da Snake Vibe), décident de former Body Fuel. Ils s’entourent très vite de la guitare de Luc (ex-Kra Doc’s) et de Vince à la basse (ex-Dalloway, Reborn Project). Ce n’est que plus tard qu’ils engagent Thaïs au chant (ex- Hybis). Univers Metal, Néo Metal, Body Fuel propose des compositions originales dotées de guitares puissantes, d’une rythmique présente et d’un chant tout aussi intéressant, mais aussi différentes ambiances telles que des changements de rythme, des guitares claires et un chant posé. Deux maîtres mots : énergie et puissance.

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Et quels sont les projets de ce groupe actuellement ?

Les projets du groupe sont surtout de trouver des dates, afin de faire tourner notre set, de parfaire notre jeu, de se sentir de plus en plus a l’aise sur scène ! Comme tout groupe, d’avoir une belle démo bien enregistrée, mais pour cela, gagner un peu d’argent grâce aux concerts. Un album serait super aussi, mais concentrons-nous sur les dates de concerts pour l’instant !

Comment composez-vous ? Qui fait quoi ?

Chacun compose un peu chez lui, à chaque répète quelqu’un a bien un petit riff à présenter, ensuite tout s’enchaine, on trouve une petite ligne de basse, le batteur commence souvent avec une rythmique de base, on fait tourner en boucle. Parfois ça ressemble plus a une Jam,on enregistre souvent à l’aide d’un Tascam tout ce qu’on l’on fait ! Ensuite, on fait le tri. Beaucoup de dialogue, chacun donne ses petits conseils, du style « Moi je verrais bien ça à ce moment-là » etc.

Quels sujets abordez-vous dans vos titres ? Avez-vous un message à faire passer ?

Je peux te dire que « Facing the Storm » est dédiée aux gens qui sont à la rue, qui passent l’hiver dehors et qui peuvent en mourir. Il y a aussi le non sens des guerres idéologiques, le nouvel ordre mondial, la misère, la bêtise humaine,etc.

Que dirais-tu pour inciter les gens à vous découvrir ?

Je dirais : « Putain ! Tu veux du bon gros son, bien pêchu, une claque ? Alors viens nous écouter! »

Sinon, tu t’es lancé dans l’organisation, qu’est-ce qui t’a donné l’envie de tenter cette aventure ?

C’est la deuxième fois que je le fais ! Ce qui m’oblige un peu a faire ça c’est le peu de réponse par rapport aux demandes pour jouer à gauche et à droite ! Alors on prend le taureau par les cornes et on crée une date dans l’espoir d’attirer un peu de monde, se faire connaître, découvrir d’autres groupes et partager notre zik. Jouer simplement, c’est la seule chose importante et donner du plaisir aux gens et prendre son pied en même temps !

Peux-tu maintenant nous présenter ton événement ?

L’événement a été créé, comme je te l’explique dans la question précédente, car ne voyant rien bouger, je me suis dit pourquoi ne pas se bouger nous-mêmes et organiser ! J’avais pas mal de contacts de groupes, je n’ai pas eu trop de mal a rassembler l’affiche. On a un peu de matos, la salle est offerte : c’était faisable sans se ruiner, alors pourquoi pas ?

Y-a-t’il une raison pour laquelle tu as donné ce nom à ce festival ?

Oui, j’avoue que le mot « fuel » de Bodyfuel et l’endroit qui est un club de motards m’ont inspiré ! Il y a deux significations au nom donné à ce fest. Le premier est le « burnout », la dépression, c’est plus pour l’aspect agressif, mais aussi pour dire : « Viens faire la fête avec nous, laisse ton burnout à l’exterieur ». L’autre est en rapport avec un jeu vidéo, Burnout Paradise, où tu peux piloter des motos ou voitures à toute vitesse sur des musiques tripantes ! Et pourquoi pas faire un bon burn et foutre le feu !

Comment as-tu choisi la programmation ?

J’ai choisi en fonction des contacts que j’avais, forcément aussi en fonction de ce que j’aimais ! Je voulais un style un peu vintage avec Ardenne Heavy et Virgin Sextape qui se rapprochent un peu du style de Body Fuel. Et Dirty Fingers est un choix de Thaïs, notre chanteur. Bref, en donner un peu pour tous les goûts, sans être trop dispersé dans les styles !

Quelles sont tes attentes par rapport à cet événement ?

J’attends surtout de voir des gens se bouger, partager et être peut-être invité par ces autres groupes qui y participent si l’occasion se présente !

As-tu des craintes ?

Oui ! Ma plus grosse crainte est de décevoir. Je veux que ce soit organisé simplement mais efficacement, j ‘ai bien précisé que c’était avec très peu de moyens, j’espère que tout se passera bien ! J’ai aussi peur des accidents qu’il pourrait y avoir avec les moshpits ! On verra ! Je ne suis pas trop fan de ça mais bon, je respecte leur truc ! Un lion est prudent…

Penses-tu que tu renouvelleras l’expérience ?

Oui, si je ne me ruine pas et si les gens sont prêts à me suivre et à donner un peu de leur temps pour m’aider et faire ça au mieux !

Que dirais-tu pour motiver les gens à se rendre à cette soirée ?

Que ça va tout déchirer, qu’ils vont se prendre une bonne claque de son ! Et qu’en plus c’est un samedi, ils auront le dimanche pour s’en remettre !

Si tu as quelque chose à ajouter, je t’en prie…

Respect ! La musique adoucit les moeurs, surtout le Metal !

*

Je pense que le message est passé : si vous ressentez le besoin pressant de relâcher la pression, le Burnout Festival est fait pour vous. Avec son prix démocratique et quatre bons groupes locaux, l’événement devrait tenir ses promesses. Le rendez-vous est donc pris pour aller découvrir le son Neo de Body Fuel, les riffs plus old school d’Ardenne Heavy, le groove de Virgin Sextape pour terminer avec les beatdowns de nos chers Dirty Fingers. Ils comptent sur vous pour mettre le feu !

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3 réflexions sur “Body Fuel et Burnout Metal Fest : Interview avec Vince

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