Interview sur un coin de table entre deux bières avec Eric et Paulo de Seventh Wave

Revenons quelques semaines en arrière. Nous étions au Flanagan’s avec Black Harmonia et nos nouveaux amis suisses de Seventh Wave, après un concert un peu particulier, mais finalement très sympathique. Étourdie par l’ivresse de la veille, j’ai oublié mon dictaphone, ainsi que mon carnet de notes… Je n’ai même pas de bic. Malgré tout, je souhaite interviewer Seventh Wave pour tâcher de les découvrir un peu plus et surtout, pour les faire découvrir. C’est ainsi que je me retrouve, accompagnée d’Éric, chanteur et Paulo, ingé son, au fumoir, un endroit clos, censé être calme. Je pose les questions qui me passent par la tête en me disant que je les remettrai dans l’ordre à la retranscription. Et finalement pas, je choisis de vous délivrer notre petit entretien tel quel, comme il s’est présenté. Cela tout de même sans le fond sonore teinté de Pop américaine qui nous a accompagné tout au long de l’entrevue, au même titre que les interventions fort agaçantes d’un mec complètement beurré… Il aura été épique jusqu’au bout, ce week-end !

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Pour commencer, est-ce voulu, cet échange de rôles entre toi et Jess ?

Éric : Oui. D’abord, on est un groupe qui fait plusieurs styles de Metal différents, Heavy, Black, Death, même un peu d’Industriel… Mais oui, le mélange des voix était totalement voulu et ce qu’il y a de bien avec Jessica, c’est qu’elle n’a pas simplement une voix symphonique pour compléter ma voix ‘growl’, comme dans les groupes de ce genre-là, que j’apprécie énormément d’ailleurs, mais elle propose aussi une voix ‘criarde’, qui ressemble un peu à celle d’Arch Enemy. Ça apporte un peu d’originalité.

Et quelles sont vos formations respectives en chant ?

Éric : On est des amateurs. On a pris des cours de chant, bien sûr, mais après ça reste amateur…

Vraiment ?

Éric : Oui, rien de bien particulier. Jessica est plus calée là-dedans, parce qu’elle a vraiment des formations de chant lyrique, en conservatoire. Moi, j’ai plutôt fait ça par passion, donc j’ai un peu de bol de pouvoir me débrouiller. J’ai eu beaucoup de groupes différents aussi, j’ai fait du Black, du Death… Le Black, c’était vraiment la période où j’ai réellement commencé à chanter, j’avais dix-huit ans et je sortais des notes hyper aiguës, un peu comme Dani Filth. Mais maintenant, je n’arrive plus à faire des notes pareilles !

Du coup, en tout, cela fait combien de temps que tu es là-dedans ?

Éric : Oh, ça fait treize ans !

Et comment vous définiriez vous-même le style de Seventh Wave ?

Éric : Je dis toujours que c’est du « Metal Moderne » ! J’aime bien ce genre de terme, parce qu’il y a quand même pas mal de mélanges, on va du Pagan au Death, au Black, au Heavy, à l’Indus… Il y a plein de choses, c’est le terme qui convient le mieux.

Sinon, c’était votre première fois en Belgique, en live ?

Éric : Alors oui, c’est la première fois en live en Belgique et on est vraiment contents, ça fait super plaisir ! En fait, on est très copains avec Bart de Mystica, qui nous a invité pour ce super week-end et on a passé d’excellents moments avec Ethernity, Azylya et Black Harmonia.

Paulo : On a eu un super accueil !

Éric : Mais ce n’est pas la première fois que je viens en Belgique ! En fait, mon meilleur ami en Suisse est Belge, de Rochefort et on a déjà été prendre deux ou trois torchées par là. C’est vraiment sympa !

Est-ce que c’est la première fois que vous enchaînez trois dates comme ce week-end ?

Éric : Avec Seventh Wave, oui, c’est la première fois.

Et ça se passe bien jusqu’à présent, même s’il ne reste qu’une date ?

Éric : Oui, c’est vraiment tip top, on est vraiment bien accueillis ! Là, on loge chez le batteur de Black Harmonia. Hier, on a joué à Chapelle et l’accueil était super aussi, on a rencontré des gens vraiment sympas. On a passé du bon temps avec des gens qui sont venus nous voir, qui sont même revenus aujourd’hui. C’est vraiment super !

Et pour la suite, quel est votre programme ?

Éric : Alors, la suite ! Eh bien, on va aller enregistrer notre premier LP en Allemagne, dans le studio où Samael a enregistré. Puis, on va sortir ça. Ensuite, on a une très grosse date en Suisse, le FestiWolf, on va jouer avec des super groupes de Heavy Metal. On est avec Lordi, Gamma Ray, on est avec Vader, aussi. C’est vraiment un gros festival. Et pour la suite, eh bien on verra ! On va commencer par rentrer, embrasser femmes et enfants !

Je pense que tu voulais parler du Manoir ?

Éric : Oui, bien sûr, le Manoir Pub c’est l’endroit où je travaille, avec mon ami Paulo ici présent, qui est notre ingé son, au Manoir, mais aussi pour Seventh Wave. C’est un très grand bar avec une salle de concert à l’arrière et tout le nécessaire. Et donc on accueille des groupes de Metal uniquement, mais de tous horizons. On a par exemple Negura Bunget, de Roumanie, qui nous fait une exclusivité pour le 3 mai. On a E-Force, qui est le groupe de Eric Forrest, qui est l’ancien bassiste de Voivod. Qu’est-ce que nous avons encore ?

Tout à l’heure, tu m’as parlé d’autres types d’événements que vous organisez là-bas ?

Éric : Oui tout à fait, on fait aussi des conventions de jeux vidéos. On fait des tournois de bras de fer, aussi, par exemple. On est en train de voir pour organiser un meeting de catch. Ça marche. Mais pour en revenir aux conventions de jeux vidéos, on invite de joueurs pros, mais aussi des Youtubers. On a eu la chance d’avoir Georges du « Fond de l’affaire » et Nyo de jeuxvideos.com, la dernière fois. Nyo qui, entre parenthèses, va dessiner la pochette de notre album. Et pour la prochaine convention, on aura d’autres Youtubers, comme Bob Lennon des « Joueurs du Grenier »… Et ce qui est bien, c’est que vous n’êtes pas obligés de faire la queue pour avoir des autographes. C’est plus une rencontre : vous rencontrez des gens, vous jouez, vous buvez des bières… Comme en Belgique. Puta*n, en Belgique, vous avez de trop bonnes bières !

C’est super ! Sinon, je reviens à Seventh Wave, parce que j’ai une question en lien avec une des premières que j’ai posé : le fait de faire un Metal aussi diversifié, c’est volontaire ou c’est venu naturellement, grâce aux influences de chacun ?

Éric : Non, c’était voulu, ça fait partie du concept du groupe. Cela vient du guitariste, qui voulait vraiment avoir un groupe avec une palette d’influences différentes. Si tu poses la question à mes autres copains, par exemple le batteur, il est plutôt fan de Thrash, du style Kreator. Moi, je suis plus fan de Heavy, comme notre nouveau bassiste, Tibère. Le claviériste, son style c’est plutôt Industriel et aussi l’instrumental. Ce qui est amusant avec lui, c’est qu’il vient d’un groupe de musique festive, comme le carnaval que vous avez ici. Ils se déguisent, puis ils se promènent en rue, ils font les cons. Lui, il adore ça. Et notre chanteuse, c’est plutôt genre opéra et tout ça. Sinon, moi j’aime aussi beaucoup l’Industriel, l’électro, le Gothique,… Je suis très ouvert.

Et toi, Paulo, puisque tu es là, comment tu vis l’expérience de tournée comme ça, en tant qu’ingé son ?

Paulo : En fait, passer trois jours comme ça avec un groupe, c’est vraiment une bonne expérience. Je suis vraiment dans mon domaine, tout ce qui est technique et électronique. Au départ, quand Éric a repris la programmation du Manoir, il avait besoin d’un coup de main pour s’occuper du son, parce que ce n’est pas évident de connaître tous ces équipements techniques pour améliorer le son…

Éric : Heureusement que t’es là, d’ailleurs ! Merci beaucoup, mon pote !

Paulo : Merci à toi aussi ! C’est vraiment un plaisir de travailler avec des potes comme ça. C’est ça qu’on aime, c’est partager !

Éric : C’est vrai, on est des passionnés, puis on se connait depuis des années. Il y en a d’autres, des gens qui nous aident au Manoir, ils viennent comme ça, pour le plaisir du Metal, ils boivent une bière. Ils ont même eu la chance une fois de boire une bière avec Calico Cooper, la fille d’Alice Cooper. Ça, c’était incroyable !

C’était prévu ?

Éric : Oui, c’était au programme. Mais on voit des gens de partout et ça, c’est génial : ils nous parlent de leur culture, on leur parle de chez nous, c’est juste au top !

Paulo : Il y a beaucoup de groupes français qui viennent jouer au Manoir, des groupes belges, on a même eu un groupe québécois et un groupe américain dernièrement.

Éric : C’est toujours un plaisir, d’ailleurs, d’accueillir des groupes qui viennent d’autres contrées. On a eu Mystica, Azylya, Catarrhal… C’est vraiment un plaisir de partager ses samedis avec tous ces gens !

Beaucoup de passion, alors. Mais des déceptions, parfois ?

Éric : Quand il y a déception, il y a toujours du plaisir. Je pars du principe que quand il y a quelque chose qui foire, il y a toujours quelque chose d’autre qui va bien aller. Même si quelque chose ne va pas, je ne baisse jamais les bras et je cherche toujours une solution. Et on trouve toujours une solution, il suffit juste d’avoir un peu de bonne volonté ! Paulo a parfois eu des galères avec le son, mais il a toujours réussi à s’en sortir de manière à ce que tout le monde soit content et ça c’est excellent !

Paulo : D’ailleurs, les groupes partent toujours avec le sourire, en général.

Éric : Oui, on met toujours un point d’honneur à l’accueil, c’est le plus important pour nous.

Donc au final, c’est toujours positif, selon vous ?

Éric : Toujours positif, même s’il y a du moins !

Et pour finir, avant que j’oublie : pourquoi « Seventh Wave » ?

Éric : Eh bien c’est tout con, Devin Townsend : la chanson « Seventh Wave » ! Et oui !

Est-ce que vous voulez ajouter quelque chose pour vraiment terminer ?

Paulo : Passez nous voir au Manoir !

Éric : Oui, passez nous voir au Manoir, bien sûr ! Mais sinon, merci à tous pour ce super accueil, vous êtes vraiment des gens chaleureux. On a vraiment passé un agréable moment en Belgique et espère revenir bientôt, si vous le voulez bien !

*

Eh bien ! Merci à vous, Seventh Wave, encore une fois, pour votre présence parmi nous et votre bonne humeur collective et communicative. Nous ne sommes définitivement pas prêts à vous oublier ! Et bien sûr, un merci en particulier à Éric et Paulo de m’avoir accordé ce petit moment de discussion dans un brouhaha sans nom, mais aussi à Jess d’avoir accepté de poser pour moi, malgré les conditions lumineuses désastreuses ! Comme je vous le disais plus haut : épique jusqu’au bout !

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