Marrow Of Kaladrius : Interview avec Brieuc

Il est temps de passer une nouvelle couche de pommade à notre petit pays et son lot d’artistes hors du commun, car en voici un de plus qui débarque avec un projet tout neuf. Débarquer n’est cependant pas le mot exact, car l’on connait déjà Brieuc, notamment pour son jeu technique et carré à la guitare au sein d’About:Blank ou encore pour sa voix caverneuse dans Sekhmet. En plus de ça, le musicien révèle aujourd’hui au grand jour un projet inédit issu de son imagination : Marrow Of Kaladrius, avec lequel il propose déjà un album intitulé « To Elysium ». Un premier opus qui, avec ses mélodies épiques et son mélange de voix surprenant, pourrait bien faire office d’ovni sur la scène belge. Mais nous examinerons ces aspects-là plus tard ! Pour l’heure, laissons la parole à Brieuc, le créateur, qui nous dévoile les coulisses de « To Elysium », ainsi que ses principales clés de lecture.

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Alors, pour commencer, peut-on savoir qui se cache derrière Marrow Of Kaladrius, hormis toi, Brieuc ?

Je dirais que derrière le projet il y a tous les gens qui m’ont encouragé. Que ce soit en m’apportant leur aide ou simplement en me persuadant que le projet devait voir le jour. Je pense en premier à ma compagne qui à écouté chaque morceau en me donnant honnêtement son avis. Puis, mes amis proches qui ont pu entendre quelques chansons. Je pense que sans leur soutien, l’album n’aurait pas pu voir le jour. De plus, je pense que si le projet n’avait pas eu le soutien et la motivation de Kevin Facella (batteur de Cocyte et Aktarum), il n’y aurait pas eu la volonté de le monter sur scène, donc merci à Kev’ ! L’album n’aurait pas pu sortir sans l’artwork incroyable de Michael Suvee, graphiste au talent dingue (Sekhmet, Excavated, etc). Mais concrètement derrière le projet se cachent beaucoup de musiciens invités, issus de groupes de la scène Wallonne et Bruxelloise (Sekhmet, Aktarum, Atroxentis, Ithilien, Damarus, Exuviated,…).

Comment décrirais-tu le style de Marrow Of Kaladrius, d’un point de vue musical ? Est-ce un choix volontaire ou cela s’est fait naturellement ?

Je décrirais le style du projet comme du Metal extrême épique. Si tu veux, quand j’ai commencé à écrire, je ne me suis mis aucune limites. Ce qui explique les nombreux blastbeats, mais aussi les nombreux passages atmosphériques avec chant clairs. Tout s’est opéré de manière très naturelle au début. Ensuite je me suis dit : « Tiens, la combinaison sonne plutôt pas mal », alors j’ai continué à composer dans ce sens.

D’ailleurs, d’un point de vue plus général, quelles sont tes influences musicales ?

À la base, je suis un fan inconditionnel de heavy/power/speed, pour en citer quelques uns : Edguy, Stratovarius, Iron Maiden, Helloween, Gamma Ray, Sabaton, … Ces groupes me passionnent toujours autant ! Maintenant, j’ai toujours été amateur de Death et de Black ! Pour le projet Marrow Of Kaladrius, Keep Of Kalessin reste ma plus grande influence. Ils mélangent tellement facilement le black/death/thrash/heavy avec un côté épique si grandiose (« The Divine Land », « Reptilian Majesty »,…). Mais à côté de KoK, d’autres groupes m’influencent au quotidien, comme Behemoth, Wintersun, Septic Flesh,…

Si ma mémoire ne me fait pas défaut, tu as quand même quelques projets musicaux en cours, peux-tu les rappeler ? Ensuite, qu’est-ce qui t’a donné envie d’en lancer un autre?

Oui, ta mémoire est bien en place ! Je fais partie de Sekhmet (Egyptian Death), About:Blank (Power Thrash) et depuis peu Aktarum (Troll Metal). Comme dit plus haut, je souhaitais un groupe sans limites du point de vue musical. Si une chanson mêle riff flamenco avec blast beat et chant clair, pourquoi pas si le tout est bien agencé ! Dans mes trois autres projets, il y a des lignes conductrices à respecter. Ici, je voulais pouvoir tout mélanger. En tout cas tout ce que j’aime. Tant que ça sonne c’est bon !

D’où vient ce nom, au fait, « Marrow Of Kaladrius » ?

Le Caladrius est un oiseau légendaire du Moyen-Age. Il possédait un immense pouvoir de guérison. Les êtres malades qui croisaient son regard étaient destinés à vivre. Tandis que les autres, condamnés à mourir. Malgré la métaphore avec l’image du Christ, je trouvais le symbole fort. Différentes interprétations de son pouvoir ont été pensées. Il s’envolait avec la maladie de l’homme pour aller la bruler dans le soleil. Ou encore il utilisait sa moelle ( »marrow ») pour guérir le malade. J’aimais assez cette image positive (quoique ?) qu’un être puisse prendre sur lui les maux des hommes. Bien qu’il y ait aussi un côté, l’être humain n’est qu’un grain de poussière dans l’immensité cosmique. Bref !

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D’ailleurs, « To Elysium », j’ai l’impression que ça sent le concept album, tu nous en dit plus ?

Tu as effectivement bien vu, l’album relate le voyage cosmique et stellaire de l’homme pour atteindre l’Elysée, le paradis des héros mythologiques. Son voyage est long. Il pense être le maître de l’univers… Mais en oublie que c’est le cosmos avant tout, qui l’a façonné. Son parcours jusqu’à l’Elysée lui permettra d’en prendre conscience, de réfléchir sur qui il est, sa place dans l’univers.

D’une manière générale, qu’est-ce qui t’inspire quand tu composes ou quand tu écris des textes ?

J’essaie de m’inspirer de tout ce qui m’entoure. Si la journée est magnifique, cela se traduira dans la composition du moment. À l’inverse si il fait ignoble dehors, il en ressortira une composition plus sombre. C’est justement ça que j’adore, pouvoir mêler dans un même album différentes palettes d’émotions. Ensuite une fois que la musique est composée, le texte vient se greffer dessus et là, de nouveau selon l’atmosphère générale de la chanson, le texte sera orienté dans un sens ou dans l’autre.

Sinon, comment s’est passé la composition, d’abord, puis l’enregistrement, d’une manière générale, pour « To Elysium » ?

Je pars d’un riff que je joue en boucle. Pour trouver des variantes. Une fois que quatre ou cinq riffs se superposent, j’ai tout ce qu’il me faut pour en faire une chanson. J’essaie ensuite de trouver un « pont » accrocheur, que ce soit un solo de guitare, des lignes de synthé ou encore des chœurs. Une fois que j’ai tout ça, je teste différentes structures. Ensuite, au fil des écoutes, je modifie, rajoute, supprime des passages. Enfin, j’arrange chaque chanson. Un solo çà et là, des lignes de clavier,… Et on arrive à la chanson finale. Pour l’enregistrement, ça m’a pris énormément de temps. J’ai d’abord enregistré une maquette de l’album pour cerner les points forts et faibles tant au niveau son qu’au niveau composition. Ensuite, j’ai tout réenregistré pendant un mois. L’enregistrement est entièrement home-made. Une fois que toutes mes lignes étaient enregistrées, j’ai pu alors démarrer la chasse aux guests !

Peux-tu aussi nous parler de l’artwork ?

Presque tous les groupes dans lesquels j’ai joué ont pu bénéficier du travail de Michael Suvee (Sekhmet, Damarus, Helgardh,…) et il était hors de question que quelqu’un d’autre fasse le design ! Du coup, ma compagne Julie et Michael se sont concertés plusieurs fois pour élaborer le concept de la pochette, le dessin du Kaladrius. Une fois le concept trouvé, le talent de Michael a une fois de plus parlé. Bon, j’avoue être fan de tout ce qu’il fait, donc pas très objectif mais en tout cas hyper content du résultat et je compte bien faire appel à lui pour les suivants. L’artwork en tant que tel représente une nouvelle constellation, celle du Caladrius. La constellation qui mène à l’Elysée.

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Sinon, quand pourrons-nous nous procurer cet album ?

Eh bien, tu tombes très bien, je viens de les recevoir ! Donc à partir de maintenant.

Aussi, des concerts sont-ils prévus avec ce projet ?

Oui, même si à la base je voyais ce projet comme réservé au studio. Une première date est déjà bookée. Une très belle date mais je ne peux malheureusement pas en dire plus. Pour l’instant !

D’un point de vue personnel, j’aime beaucoup l’album dans son ensemble, mais j’ai une préférence pour le dernier morceau, « Song For The Free », peux-tu en dire plus sur ce morceau ?

Merci beaucoup ! Alors, « Song For The Free » est la plus vieille chanson de l’album. Elle doit avoir cinq ans au moins. J’ai dû en faire 2000 versions avant celle-là ! Je m’étais toujours dit qu’elle devait un jour se trouver sur un album. À la base, il s’agissait juste d’une chanson acoustique avec une voix. Puis je me suis dit qu’il était temps de l' »epiquiser » et d’en faire une chanson à tiroirs. Elle m’a demandé énormément de travail et beaucoup de recherches musicales. La chanson correspond à la fin du voyage. Le moment où l’homme se rend compte qu’il est libre de ses choix, malgré la pression sociétale.

Au cas où tu ne l’aurais pas mentionné avant, qui se cache derrière les voix claires que l’on entend sur l’album ?

C’est moi ! J’ai toujours adoré le chant clair et j’ai voulu l’intégrer dans l’album. Tu vois, le chant clair est très souvent mal perçu par la scène Metal extrême. Mais je trouve qu’il peut vraiment apporter quelque chose quand le contexte s’y prête. Évidemment, du chant clair dans « Origin », ça le ferait moyen c’est sûr !

Actuellement, comment se passe la promotion de cet album ? Cela n’a lieu que sur les réseaux sociaux ou tu as d’autres plans ?

Pour l’instant, c’est essentiellement sur les réseaux sociaux. mais je suis actuellement à la recherche de promoteurs et distributeurs pour m’aider dans la promotion.

Comptes-tu démarcher des labels ? Oui ou non, pourquoi ?

Oui, je démarche des labels, bien que cela ne soit pas une fin en soi. Je ne veux pas absolument en trouver un. On va dire que ca serait un très chouette bonus mais je compte bien continuer à travailler comme je le fais, avec ou sans label.

As-tu déjà eu des retours d’un public potentiel après la diffusion de certains titres ? Si oui, ça ressemble à quoi pour le moment ?

Eh bien oui, j’ai déjà eu quelques retours assez positifs. C’est un début engageant et encourageant. J’espère pouvoir toucher un peu plus de personnes d’ici six mois. Mais jusque la tout va bien !

Même s’il est sans doute un peu tôt pour en parler, on est amenés à se demander si c’est un one shot, du coup, ou si tu prévois d’autres albums avec ce projet ?

Ça ne sera pas un one shot. Je suis déterminé à avancer avec ce projet. Le deuxième album est en route. La moitié est déjà composée. J’aimerais pouvoir l’arranger avec les musiciens qui m’accompagnent.

As-tu quelque chose à ajouter pour terminer ?

Merci beaucoup pour l’interview et le temps que vous avez pris, toi et les lecteurs, pour me lire. Que tout aille pour le mieux pour vous !

*

Voilà, tout est dit pour l’instant, car on reparlera de Marrow Of Kaladrius très bientôt sur ce blog ! Dès lors, je vous invite à suivre Marrow Of Kaladrius sur Facebook (ici), ainsi que sur Youtube (ici) pour ne rien rater de l’évolution de ce projet ! Et bien sûr, merci à Brieuc d’avoir bien voulu répondre à toutes mes petites questions ! À très bientôt pour de nouvelles aventures !

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