Interview : Masters Of Rebellions

Y’a des groupes comme ça, tu les vois évoluer pendant des années, galérer aussi, un peu. Et tu te demandes quand ça va bien pouvoir décoller pour eux. C’est un peu le cas de Masters Of Rebellions, ce groupe de Heavy old school de Charleroi qui, à force, a l’air d’être bien parti pour prendre son envol… Et ce n’est certainement pas le fait d’avoir remporté le tremplin du Durbuy Rock qui les arrêtera en si bon chemin ! Et pourquoi ne pas fêter ce nouveau départ avec une petite interview de présentation du groupe ?

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Question obligatoire pour commencer, pouvez-vous revenir sur l’histoire de Masters Of Rebellions, qui remonte tout de même à 2008 ?

Arpad : Le groupe a donc été formé en 2008, à l’époque par Pascal (batterie) et Christian (guitare). Je les ai rejoints un peu après à la basse et plus tard, j’ai décidé de prendre le poste de chanteur, ne parvenant pas à en trouver un. Par la suite, Christian a dû quitter le groupe. On est resté à deux pendant quelques temps, jusqu’à ce que Geoffrey nous rejoigne au poste de guitariste et encore plus tard, Olivier au clavier.

Globalement, quelles sont vos références musicales respectives ?

Arpad : Pour ma part, pas mal de groupes de Heavy et de Thrash Metal, tels que Accept, Iron Maiden, Judas Priest, Testament, Iced Earth, Warbringer, etc.

Geoff : Pour moi, c’est Enrico Macias, Claude François et un peu Michel Berger (rires). En vrai, c’est Ozzy, Slash et Metallica, pour le côté plus bourrin.

Pascal : Pour ma part, c’est Judas Priest.

Oli : Pour les influences : Iron Maiden, Deep Purple, Iron Maiden, Rainbow, Iron Maiden, Accept, et… Iron Maiden.

Pourquoi avoir choisi ce nom, « Masters Of Rebellions », qu’est-ce que cela signifie pour vous ?

Arpad : Le nom a été trouvé par Christian, l’ancien guitariste du groupe, pour symboliser le fait que le Metal a, au fond, toujours été une musique de rebelles, un peu comme le Rock, écouté et joué par des gens qui avaient parfois des messages à faire passer, qu’importe le sujet.

Bien que le groupe existe depuis 2008, on a l’impression que votre carrière a réellement débuté avec l’arrivée d’Olivier aux claviers, comment expliquez-vous cela ?

Arpad : Je pense que ça vient du fait que le groupe a connu pas mal d’épreuves avant d’arriver à cette formation, pas mal de musiciens se sont succédés et on a beaucoup galéré avant de trouver notre style, qui s’est véritablement confirmé à l’arrivée de Geoffrey à la guitare et par la suite d’Olivier au clavier.

D’ailleurs, d’où vous est venue cette idée d’intégrer un clavier dans votre musique ? Pensez-vous que cela aide à vous différencier des autres groupes de Heavy ?

Arpad : L’idée nous est venue du fait que nous ne trouvions pas de deuxième guitariste. Olivier s’était déjà proposé et on a fini par se laisser tenter. Résultat, on n’a pas été déçus!
Je pense en effet que cela peut nous aider à nous démarquer de groupes plus conventionnels à un ou deux guitaristes. Et même de groupes possédant un claviériste, car nous faisons une utilisation de clavier assez particulière avec presque uniquement des sons d’orgue électronique, un peu comme Jon Lord de Deep Purple.

Autrement, vous avez sorti un nouvel album récemment, « Rise », comment le décririez-vous personnellement ?

Arpad : Je dirais que c’est un album pour tous les fans de Heavy Metal et de Hard Rock, de Deep Purple, Judas Priest, Accept, Maiden, etc.

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Ce nouvel album, vous l’avez enregistré de façon artisanale, pourquoi avoir choisi cette option ? Aussi, pouvez-vous revenir un peu sur sa création ?

Arpad : On a choisi de faire comme ça surtout d’un point de vue financier, étant un petit groupe on ne roule pas sur l’or. Mais avec les années on a pu investir dans un peu de matériel qui maintenant nous aide bien à ce niveau-là. Sinon, niveau création, cela s’est fait de manière conventionnelle, j’ai envie de dire, on a commencé par l’enregistrement des pistes batterie avec une guitare témoin, après avoir « nettoyé » un peu on est passé à la basse, ensuite les guitares rythmique et solo, ensuite clavier et pour finir le chant. Vient ensuite la partie mixage qui, n’ayant aucune formation d’ingé son, m’a pris vraiment beaucoup de temps. Pour finir, le mastering on s’est aidé d’un programme.

Par ailleurs, vous aviez sorti un premier album il y a quelques années. Les titres qui y figurent font-ils définitivement partie du passé ? Si oui, pourquoi ?

Arpad : Je pense que oui, ce sont des chansons qui font partie d’une autre époque du groupe et qui n’ont plus grand chose à voir avec notre vision actuelle de ce qu’on veut faire.

Sinon, de quoi parlent vos textes en général ?

Arpad : En gros, cet album parle de pas mal de choses : notre vision du monde, de l’être humain, de personnages célèbres, etc.

Qu’est-ce qui vous inspire quand vous écrivez des paroles ou que vous composez ?

Arpad : Cela peut venir de plein de choses en fait, le monde, la société, des histoires, des films, etc. On n’a pas un thème en particulier.

Sinon, vous avez pas mal tourné aux quatre coins de la Belgique ces derniers mois, quel est votre bilan actuel jusqu’à présent ?

Arpad : Eh bien, c’était très positif ! C’était vraiment super de voyager un peu et de jouer assez « intensément », pour le petit groupe que nous sommes. Les retours étaient plutôt positifs aussi, ça motive bien pour la suite.

Et pour bien finir l’année vous voilà vainqueurs du tremplin organisé par le Durbuy Rock ! Quelles sont vos impressions par rapport à ça ? 

Arpad : Eh bien, je pense qu’on peut dire qu’on est super contents et motivés ! Même si on s’est donné à fond, les groupes avec lesquels on était en compétition étaient tous excellents, ce n’était pas gagné d’avance !

Même si jouer en compagnie d’Arch Enemy, Sodom et tout le gratin déjà annoncé à l’affiche de Durbuy c’est déjà pas mal, avec quel(s) groupe(s) rêveriez-vous de jouer dans le futur ?

Arpad : Perso, je dirais fatalement les grands groupes, qui n’a pas rêvé de jouer avec Iron Maiden, Judas Priest, Metallica, etc. ?

Olivier : Pour moi ce serait Maiden, Priest, Accept, Helloween, Gamma Ray, etc.

Geoff : Moi, j’aimerais surtout que l’on devienne un grand groupe !

Pascal : Je dirais les grands aussi, comme Judas Priest.

Enfin, quels sont vos projets pour 2017 ? Avez-vous notamment des dates à annoncer ? Quelque chose à ajouter pour terminer cette interview ?

Arpad : Plusieurs choses sont prévues, un EP pour normalement septembre, bien sûr quelques dates aussi :
28.01.17 BE – Namur – Belvédère
04.02.17 BE – Liège – Warzone
18.02.17 BE – Peer – The Other Side
18.03.17 BE – Tournai – Cornwall
24.03.17 BE – Brussels – Rock on Road
07.04.17 BE – Bomal – Durbuy Rock Festival
15.04.17 BE – Heule – Jc Den Hast
08.07.17 BE – De Haan – Coq Rock Festival
30.07.17 BE – Wingene – Rock Petrol
30.09.17 BE – Genk – Iron Steel Fest V
04.11.17 BE – Deerlijk – M.A.C.C.

D’autres dates seront encore annoncées bientôt ! Et pour finir, un grand merci à toi pour ton interview et merci à tous ceux qui sont là pour nous soutenir et soutenir le Heavy Metal !

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