[ARCHIVES] Interview avec DGM

dgmthepassage

Interview pour Metal Highway, faite en juillet 2017.

*

« The Passage » est le huitième album studio des Italiens de DGM, groupe de Metal progressif actif depuis vingt ans déjà. Ce nouvel opus sortira le 26 août prochain et se veut le plus complexe et abouti de la carrière du groupe. Nous en parlons aujourd’hui ave Andrea Arcangeli, le bassiste.

Ma première question est celle-ci, comment te sens-tu à deux mois de la sortie de ce huitième album ?

On est très impatients et très contents, parce qu’on a la sensation d’avoir fait un excellent travail sur cet album. On compte beaucoup sur la promotion aussi, on s’investit beaucoup pour ça. Mais on ne peut pas être plus heureux qu’en ce moment.

Pourrais-tu décrire cet album, selon ton propre ressenti ?

Si je devais décrire cet album, je dirais que c’est sans doute l’album le plus complexe, mais aussi le plus complet qu’on ait composé jusqu’à présent et qui représente le mieux DGM. En fait, pour cet album, on a rassemblé le meilleur de notre musique, les meilleurs éléments qui font partie de notre musique, c’est-à-dire, les riffs lourds, les mélodies catchy, les passages progressifs ou les atmosphères plus sombres. Selon moi, on a atteint le but qu’on avait en tête initialement. On a apporté la plus grande attention à chaque composition, à chaque instrument pour obtenir le meilleur des résultats.

Comme tu viens d’un peu l’expliquer et comme c’est aussi dit dans la vidéo promotionnelle, vous insistez vraiment sur le fait d’avoir été plus loin, en termes de recherches et de compositions. D’où vous est venu ce besoin de dépasser vos limites ?

Tu veux dire qu’on ne le faisait pas avant ?

Non, pas spécialement, mais vous semblez vraiment insister sur ce point…

Oui, parce que selon moi, on a vraiment pris notre temps pour que chaque chanson soit parfaite, on y a fait très attention dans l’ensemble.

Peux-tu aussi commenter le processus de création de cet album ?

L’ensemble des chansons a été écrit par Simone, parce qu’il est le cerveau du groupe, mais on partage toujours nos idées tous ensemble, si l’on n’est pas entièrement d’accord avec ce qu’il propose. Donc, il y a une grosse part de discussions, de suggestions. Une fois qu’on est tous d’accord, on commence à enregistrer etc.

Sinon, pour cet album vous avez deux invités importants : Tom Englund (Evergrey) et Michael Romeo (Symphony X), comment sont nées ces collaborations ?

Cela s’est fait très simplement, en fait, parce que comme on a tourné avec Symphony X, des liens d’amitié se sont tissés et en particulier entre Simone et Michael qui s’appellent souvent depuis. Et lorsque l’on a composé « Dogma », on a réalisé que ce morceau collait à l’univers de Symphony X, donc on a appelé Michael pour lui demander s’il voulait ajouter un solo à la chanson et il a accepté très naturellement. En ce qui concerne Tom, nous avons aussi tourné plusieurs fois avec Evergrey par le passé et Simone est aussi très ami avec Tom, donc quand Simone a écrit « Ghosts Of Insanity », il a trouvé que cette chanson était un peu dans le même style que celui d’Evergrey, donc il lui a demandé si un featuring l’intéressait et Tom a également accepté. Après quoi, il est venu passer quelques jours dans le studio de Simone pour enregistrer. Et voilà comment cela s’est passé.

D’un autre côté, est-ce qu’il s’agit d’un concept-album ?

Hm… On ne peut pas vraiment parler de concept si ça concerne les paroles des chansons. Mais l’idée de concept que l’on a sur cet album, c’est qu’une certaine mélodie revient sur chaque chanson de l’album et c’est ce qui lui donne une continuité, une cohérence. C’est la seule sorte de concept que l’on retrouve sur « The Passage ».

D’accord et du coup, au niveau des paroles, quels sont les thèmes que vous abordez ?

En gros, s’il y avait un thème principal, ce serait les faces cachées de chacun d’entre nous. L’entièreté des paroles nous correspond complètement, même si l’on ne donne pas de noms ou de contexte auquel se référer, mais tout est issu d’expériences que l’on a vécues dans nos vies. Par exemple, comment l’on gère les sentiments que l’on doit parfois refouler dans sa vie, ou dans le cas de « Fallen », où l’on raconte les erreurs que chacun peut faire, ou « The Secret », où l’on parle d’amour… En fait, chaque chanson est une sorte de miroir de nous-mêmes.

D’accord, cela semble très intéressant !

Merci !

Mais de rien ! Par ailleurs, la semaine dernière, vous avez sorti votre premier clip pour cet album, « Animal » et celui-ci compte déjà plus de 20 000 vues sur YouTube, ce qui est assez rassurant, non ?

Pour nous, c’est assez étonnant d’avoir atteint ce chiffre en si peu de temps !

Et peux-tu me dire comment vous avez travaillé sur cette vidéo ?

Oui, en  gros, on voulait illustrer l’idée du thème de la chanson, représenter la face cachée de que chacun a en lui, ce que l’on refoule dans la vie de tous les jours. Parfois, l’on ne réagit pas de la meilleure des manières, lorsque l’on est furieux ou autre. Et ici, l’idée est de montrer quelqu’un qui essaie de réprimer cet autre lui, son autre face qui le poursuit. C’est pourquoi la « proie » (Ndlr. l’homme qui se fait poursuivre dans le clip) et le « chasseur » sont en fait la même personne, parce qu’en fait on est tous son propre « chasseur », ce que je veux dire, c’est que si quelqu’un a des problèmes dans la vie, c’est bien souvent à cause de lui-même.

D’accord, je comprends. D’un autre côté, vous avez joué plusieurs fois au PPM Fest en Belgique, quels souvenirs as-tu gardé de cette expérience ?

Oh j’ai tellement de souvenirs de cette expérience ! Jouer à ce festival, c’était à chaque fois une grande fête pour nous, tout d’abord parce qu’on a une fanbase solide en Belgique, donc c’était à chaque fois fantastique de rencontrer tous ces gens. Ensuite, on a une belle amitié avec l’organisateur, Tony Carlino. Et là-bas, on a probablement joué nos meilleurs concerts, parce que les scènes étaient énormes et on les a partagées avec de grands groupes, le public était là aussi, c’était vraiment génial !

Sinon, vous serez de retour en Belgique en septembre, mais dans une petite salle cette fois, est-ce que vous aimez jouer dans des endroits plus intimistes ?

En fait, c’est une des premières offres qu’on a reçues du promoteur et tu sais, je pense qu’on préfère jouer dans des clubs que l’on peut remplir et être vraiment face au public. Je pense aussi que c’est plus agréable de jouer dans un club plein, qu’une grande salle vide. Mais je ne sais pas, on verra comment ça se passe !

D’accord ! Autrement, vous tournerez au Japon prochainement, ce sera la première fois ?

Non, en fait ce sera la seconde fois, on était déjà partis au Japon il y a quelques années, plus ou moins à la même période que cette fois-ci, c’est-à-dire en novembre. On jouera aussi aux endroits que l’on connaît déjà : Tokyo, Nagoya et Osaka.

Ok et comment est le public là-bas, est-il différent du public européen ?

Pas tellement, en fait. Au départ, cela parait bizarre, parce qu’on ne pensait pas rencontrer des fans là-bas, mais une fois sur place, on a rencontré des personnes exceptionnelles, très fans de notre musique, très dévoués. Comme les fans européens, finalement.

Maintenant, DGM existe depuis plus de vingt ans maintenant, peux-tu commenter l’évolution de la scène Metal au cours de ces années ?

Oh, c’est une question très importante (rires) !

Ou peut-être peux-tu faire part de ton ressenti par rapport à ces années de carrière, plutôt ?

Comment on se sent après toutes ces années ? Honnêtement, on a l’impression que tout a commencé il y a seulement deux jours ! Evidemment, on a dû faire face à de nombreux changements… Par rapport à DGM, on a eu beaucoup de changements de line-up, notre style a aussi beaucoup évolué, on est passé d’un Heavy Metal classique, vers quelque chose de plus progressif et maintenant, on propose un son toujours plus progressif, plus moderne, plus lourd parfois. Aussi, je pense qu’en tant que groupe, on ne peut pas vraiment représenter la scène musicale de notre pays, parce qu’on a toujours évolué en dehors des grandes tendances, on a développé notre musique de façon plus indépendante. Par exemple, depuis ces dernières années, l’Italie est beaucoup plus représentée par des formes très classiques de Metal, ce qui ne nous intéresse pas spécialement.

Sinon, quels sont tes groupes préférés actuellement, ou les derniers albums que tu as écouté ?

En général, ou des groupes italiens ?

Plutôt en général…

Personnellement, le dernier album que j’ai écouté, c’était le dernier d’Anthrax, parce que je suis vraiment fan de Metal old school, donc j’ai acheté ce dernier album et je l’ai vraiment trouvé excellent.

D’accord ! Eh bien, j’en ai terminé avec mes questions, est-ce que tu veux ajouter quelque chose pour les fans belges pour terminer cette interview ?

Je voudrais remercier tous nos fans belges, parce qu’ils nous soutiennent superbement depuis toutes ces années ! On est impatients de les revoir en septembre, d’ailleurs ! Je voudrais leur dire aussi de continuer à écouter DGM et d’acheter notre nouvel album, « The Passage », parce que c’est un bon album et ils ne seront pas déçus !

Publicités

Une réflexion sur “[ARCHIVES] Interview avec DGM

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s