[ARCHIVES] Interview avec Royal Republic

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Interview pour Metal Highway, réalisée en mai 2016.

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En février, les fringants Suédois de Royal Republic ont sorti leur troisième opus, « Week-End Man », un concentré de Rock’n’Roll qui ferait danser n’importe qui. Aujourd’hui, nous avons l’opportunité de revenir sur cette sortie, ainsi que sur les projets du groupe en compagnie d’Hannes, son guitariste.

Tout d’abord, votre dernier album « Week-End Man » est sorti depuis février maintenant, quels en sont les feedbacks reçus jusqu’à présent ?

Jusqu’à présent, ça se passe vraiment bien ! Je veux dire qu’autant les fans que les critiques ont l’air d’apprécier ce pourquoi nous avons travaillé à fond, donc jusqu’ici tout va bien. Bon, il y a toujours quelques personnes qui ne sont pas enthousiastes à propos de ce qu’on fait, mais c’est la vie, tu vois ce que je veux dire. On ne peut pas plaire à tout le monde, on ne s’en fait pas avec ça. Donc, tout va bien, en général les retours sont très bons. Et le principal, c’est qu’on est tous très fiers de cet album.

Cela dit, ce « Week-End Man » est très surprenant, il est drôle, léger, je dirais que c’est un album parfait pour l’été, en fait. Mais comment le décririez-vous, personnellement ?

Je dirais que c’est l’album le plus abouti de Royal Republic, jusqu’à maintenant, dans le sens où nous avons fait un maximum d’efforts pour extraire l’essence de notre musique et la poser sur cet album. Ce que je veux dire, c’est que nous avons pris le meilleur de « We Are The Royal » et de « Save The Nation » pour réaliser cet album contenant ce que nous faisons de mieux. Musicalement, c’est du Rock’n’Roll avec de bonnes ambiances, des ambiances festives. En fait, on veut répandre ces bonnes vibes et donner envie aux gens de faire la fête. Bien sûr, il y a quelques morceaux plus lents, mais tout y est pour rendre les gens heureux, c’est le plus important pour nous.

Et quel est votre secret pour mettre autant de chansons aussi catchy sur un seul CD ?

Eh bien merci (rires) ! Je n’ai pas vraiment de recette secrète, mais je sais qu’on travaille extrêmement dur sur nos compositions et on ne laisse jamais quelque chose à moitié terminé, on va jusqu’au bout des choses avant de laisser aller. Et seulement après, on décide si c’est une chanson qui déchire ou c’est une chanson basique. Par exemple, pour cet album on avait quelque chose comme 70 démos avant d’entrer au studio et on les a éliminées une par une jusqu’à ce qu’il n’en reste plus que 13, celles que l’on considérait les meilleures pour figurer sur l’album. Donc, on a pris ça vraiment très au sérieux et cela nous a pris énormément de temps. En fait, cela représente plus de dix-huit mois de travail avec son lot de nuits sans sommeil, de larmes, d’anxiété et tout ce qu’implique le fait d’être créatif. Mais est-ce la recette pour faire des chansons catchy ? Hmmm, je n’en suis pas sûr, en fait, on fait ce qu’on fait et par chance, on arrive à quelque choque d’assez catchy !

Maintenant, qu’est-ce qui vous inspire quand vous composez et quels thèmes explorez-vous dans vos paroles ?

Ce qui nous inspire, c’est principalement la musique, évidemment. On écoute vraiment plein de styles de musique différents, on n’est vraiment pas du style à rester coincés sur un genre en particulier, on écoute aussi bien du death metal, qu’on chante à tue-tête sur de la pop, ça peut être aussi du classique et tout ce qu’on peut trouver entre. On écoute vraiment de la musique de tous les genres, de toutes les origines, car elles ont toutes leurs forces et grâce à ça, il y a parfois des mélodies qui nous viennent en tête et cela fait une nouvelle chanson. On trouve aussi souvent de l’inspiration sans s’en rendre compte… Ce que je veux dire, c’est que ça peut arriver lorsque tu cours sur la plage, ou en rencontrant tes fans, ou en prenant une bière avec tes amis, peu importe… Ce sont des choses qui inspirent sans qu’on le sache. Tôt ou tard ces choses ressortent et avec un peu de chance cela se transforme en une bonne chanson. Et c’est aussi valable pour nos textes.

D’un autre côté, vous avez sorti une série de vidéos « making of » pendant l’enregistrement de votre album, pensez-vous que ce genre de contenu aide à une meilleure promotion ?

En fait, si l’on a fait ces vidéos, c’est principalement pour nous, pour être sûrs que l’on a tout archivé et qu’on puisse revoir ça quand on aura 70 ans. Ce serait tellement cool de revoir tout ce qu’on a fait. Mais l’autre raison principale pour laquelle nous avons fait ça, c’est pour que les gens et plus particulièrement nos fans, se sentent impliqués dans notre projet. Personnellement, peu importe de quel groupe je suis fan, j’adore voir ce genre de choses, comment ils travaillent, comment leurs projets se concrétisent, comment cela se passe en studio etc. Et justement, YouTube est fait pour ça aussi et je trouve ça génial, donc je pense que c’est une bonne chose à faire. C’est peut-être une des meilleures manières de rester en contact avec les fans, quelque part et je pense qu’ils apprécient ça. Et aussi, si on peut le faire, c’est grâce à eux et ne pas les traiter comme des rois, ce ne serait pas cool.

Aussi, vous avez l’air très doués en ce qui concerne vos clips, très visuels et drôles. Est-ce que vous les imaginez vous-mêmes ?

Habituellement, on venait nous-mêmes avec les idées pour les vidéos avant que l’on se mette à travailler avec le directeur et producteur de nos vidéos actuelles, Leo Åkesson de Suède. On a donc commencé à travailler avec lui pour cet album et ça se passe merveilleusement bien jusqu’à présent, il est tellement créatif et il a son propre langage visuel. Il sait ce qu’il veut, c’est un jeune homme qui doit avoir aux alentours de 25 ans, mais il est très déterminé. Tu vois, il visualise les choses dans sa tête et il parvient à rendre ça réel, en film, et c’est génial. Donc, on travaille tous ensemble avec lui maintenant et c’est une collaboration très créative, tant avant les tournages que sur les plateaux et jusqu’à présent c’est super. Bon, c’était un peu difficile d’apprendre le patin à roulettes et le scénario en même temps en seulement trois jours, on s’est dit : « Ok, peut-être que c’est pas une si bonne idée… ». (rires) Mais finalement tout s’est bien passé, on est toujours vivants et en un seul morceau, donc tout va bien !

Justement, est-ce que vous vous attendez à ce que les gens reprennent la chorégraphie que l’on voit dans ce clip, « Baby », pendant vos concerts ?

Ahah, en fait oui, c’est ce qu’on espère ! On est justement en train de se demander si on ne ferait pas un tutoriel sur YouTube pour apprendre la chorégraphie aux gens… Ce serait tellement cool que les gens reprennent cette danse pendant les festivals ! Mais on verra bien, on a quelques fans de la première heure qui sont souvent au premier rang et qui connaissent chaque mouvement de chacun de nos clips par cœur, donc on va voir ce que ça va donner !

Sinon, vous commencerez à tourner en juin pour une série de festivals à travers l’Europe. Comment préparez-vous cette tournée et quelles sont vos attentes par rapport à celle-ci ?

Aujourd’hui, nos attentes sont très élevées, parce qu’on est vraiment impatients de reprendre la route. Cet album nous a pris tellement de temps que le fait d’être en tournée et de jouer en live nous manque terriblement. Au fond, c’est pour ça que tu commences un groupe au départ, enfin, nous c’est pour ça qu’on a fondé le groupe, on voulait être sur scène, faire de la musique, interagir avec le public. Et c’est de ça qu’on parle principalement en ce moment, on a tellement hâte de retrouver nos fans et d’en rencontrer de nouveaux !

Par ailleurs, j’ai remarqué qu’il n’y avait pas de date pour la Belgique cette année, ce qui est assez triste, est-ce que vous savez pourquoi ?

Pour être honnête, je ne suis pas sûr de pouvoir dire pourquoi, mais ce que je sais c’est que l’Europe représente un très grand territoire et c’est assez difficile de tout arranger. Parfois, on se sent un peu honteux, pour parler franchement, parce qu’on laisse certaines personnes de côté durant nos tournées, mais c’est loin d’être une volonté, c’est surtout une question de logistique. On doit trouver un moyen pour que cela fonctionne et qu’on puisse jouer dans tous ces endroits et c’est ce qu’on veut faire, évidemment. Tout ce que je peux dire, c’est qu’on espère être de retour dès que c’est humainement possible, ça fait trop longtemps !

Vous aviez déjà joué en Belgique auparavant ?

Oui, oui, je ne me souviens pas de la salle, parce que c’était il y a un bon moment maintenant, signe qu’il est vraiment temps qu’on y revienne !

Sinon, vous célébrerez dix ans de carrière avec Royal Republic l’an prochain, qu’avez-vous appris durant ces années et y-a-t’il des choses que vous voudriez changer ou faire différemment ?

En regardant en arrière, je pense qu’on a toujours fait les bons choix. On a rarement fait ce que les gens nous ont dit de faire, cela arrive encore assez souvent que si l’on nous conseille d’aller à gauche, on ira probablement à droite… C’est ce que l’on fait habituellement et jusqu’à présent, on a réussi à prouver que cela fonctionnait bien pour nous. On a toujours eu une vision claire du groupe, de ce qu’on voulait faire et comment le faire. Aussi, on se connait tous très bien, on est un peu comme une famille maintenant et même si parfois il y a des moments où on s’engueule, où on a envie d’en jeter un du bus, mais bon, ça fait partie de la vie. C’est la même chose qu’avec un ami, un frère, une sœur, un mari, une femme, un parent, ça arrive, il y a des moments où on se dit qu’on ne peut plus supporter telle personne et puis ça passe. Il y a toujours des hauts et des bas, mais je trouve qu’on est bien tombés, que ce soit entre nous ou avec notre équipe, on s’entend tous vraiment très bien et on s’adore. Tout ce que je peux espérer c’est que cela continue comme ça aussi longtemps que possible !

D’accord, merci. J’en ai donc terminé avec mes questions, est-ce que vous souhaitez adresser quelques mots à vos fans pour finir cette interview ?

Je voudrais remercier tout le monde d’avoir été aussi patient durant notre absence et d’être toujours là aujourd’hui, on est super impatients de vous revoir, cela fait trop longtemps ! On espère aussi pouvoir revenir en Belgique prochainement, ainsi que partout où les gens nous attendent. On le fera pour vous, c’est sûr, et ça en vaudra la peine ! D’ici là, prenez soin les uns des autres et prenez soin de vous aussi ! A bientôt !

Merci beaucoup pour cette interview et j’espère vraiment que vous repasserez en Belgique pour pouvoir danser sur « Baby » au moins une fois dans ma vie !

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