[ARCHIVES] Interview avec Eths

aanka

Un dernier ajout de ma collaboration avec Metal Highway, une seconde interview de Eths, réalisée en mai 2016.

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Au lendemain d’un concert donné à Arlon en Belgique, les Marseillais d’Eths étaient à Paris pour une journée de promotion de leur tout nouvel album « Ankaa », sorti quelques jours auparavant. L’occasion pour Metal Highway de s’entretenir par téléphone avec Rul, batteur du groupe depuis peu.

Pour commencer, comment s’est passé votre concert hier à Arlon, cela faisait longtemps que vous étiez venus en Belgique…  Mais je ne sais pas si tu étais déjà venu avant ou pas ?

Non, moi personnellement, je n’étais jamais venu avant, mais hier on a passé un super concert, on a été super bien reçus, il y avait un peu de monde, c’était assez petit, mais c’était vachement cool !

Ok, super ! Puisque j’ai commencé en parlant de concert, qui dit nouvel album, dit nouvelle setlist, est-ce que ça ne devient pas compliqué de sélectionner les meilleurs morceaux ?

C’est vrai que ce n’est pas forcément simple et pour le moment on a seulement rajouté deux des nouvelles sur la setlist parce que le CD vient juste de sortir. Mais là, on va s’attaquer à enrichir le set de nouvelles et c’est vrai que c’est dur de choisir parmi ces nouvelles sans supprimer trop d’anciennes…

Et vous comptez partir avec une setlist fixe pour les prochaines dates ou vous pensez plutôt les changer à chaque fois ?

Elle sera très certainement fixe, on va sélectionner les morceaux et les travailler pour le live et probablement qu’on gardera la même setlist pour toute la tournée. Après, ce n’est pas impossible qu’on se rende compte qu’elle fonctionne moins bien et qu’on l’adapte. Mais dans l’idéal, on va tâcher d’établir une setlist fixe.

Alors, parlons maintenant de ce nouvel album, « Ankaa », peux-tu me résumer un peu sa création ou m’expliquer comment toi tu as travaillé dessus plus personnellement ?

Eh bien écoute, moi, concrètement, comme je suis arrivé il y a un an, je n’ai pas eu l’occasion de travailler dessus. Par contre, je peux quand même te parler de sa création. En fait, cet album représente un peu une renaissance du groupe. Staif a pris les commandes du CD, de la composition aux paroles jusqu’à la prod. C’est vrai que c’est quelque chose qu’il avait en tête et il a composé à partir d’arrangements qu’il a créés. Autour de ça, il a ajouté les guitares, les batteries. Aussi, il avait déjà des noms pour certains titres, donc il a écrit des paroles pour aller dessus et cela a fonctionné comme ça, c’est vraiment le fruit de son imagination, de son travail. Cela vient tout simplement de choses qu’il avait besoin de sortir.

On y trouve pas mal d’invités, d’ailleurs, dont Sarah d’Arkan et personnellement, j’ai un peu de mal à identifier les invités hommes… Apparemment, il y a le chanteur de Soilwork, mais les autres ?

Oui, il y a Björn de Soilwork, il y a aussi Jon Howard de Threat Signal et si je ne dis pas de bêtises, c’est tout ce qu’il y a en hommes !

D’accord. Et comment vous avez choisi ces personnes ?

Eh bien, pour Sarah, Staif l’avait en tête depuis le début, il voulait sa voix sur certains morceaux pour mieux imager les compos et vraiment renforcer ces parties orientales que tu peux retrouver sur plusieurs titres. Donc oui, pour Sarah, Staif s’est dit dès le début qu’il voulait travailler avec elle. Sinon, il y a aussi Faustine Berardo qui est sur trois compos, elle a surtout écrit trois textes, parce que Staif avait le fond en tête, l’idée du texte, mais pas la forme, il a donc fait appel à Faustine, qui est une amie de longue date, pour l’aider. Pour Björn, c’est surtout passé par Dirk Verbeuren qui a enregistré les batteries, en fait. Si tu veux, Björn a contacté Rachel, car ils sont en contact de temps en temps, et il s’est proposé au cas où l’on cherchait à faire un featuring et forcément on n’a pas hésité, ç’aurait été dommage de refuser !

Ah oui, ça fait plaisir ce genre de proposition !

Oui, complètement ! Et dans le cas de Jon Howard, c’est pareil, ça vient de Rachel qui aime beaucoup ce chanteur, donc elle lui a proposé et il a carrément accepté et l’a fait avec grand plaisir.

Au fait, est-ce que vous avez tout fait en home studio ?

En fait, tous les arrangements ont été faits dans le studio de Staif, les batteries ont été faites par Dirk Verbeuren dans son studio en Californie et après, le mix, par contre, a été fait chez Nelson Leeroy qui n’est pas très loin de Marseille et pour le master, c’est parti chez Mobo au Conkrete Studio à Bordeaux.

Sinon, j’ai l’impression que cet album joue beaucoup sur les ambiances, peut-être même plus que sur « III », cela s’est fait naturellement ou c’était un choix délibéré ?

Ce n’était pas forcément une volonté, je pense. Staif a composé beaucoup d’arrangements et comme je l’ai dit, il a construit la musique autour et en fait il a voulu pousser le concept plus loin en rajoutant des phases électro, notamment, parce qu’il aime beaucoup l’électro. Et vu que là il s’est occupé du CD dans son intégralité, il a vraiment voulu faire ce qu’il avait en tête, donc ce n’est pas seulement une volonté, c’était aussi une nécessité pour lui d’avoir mis des parties plus électro dans les compos.

Du coup, ici, si je comprends bien, il a vraiment repris le projet de A à Z. Mais comment ça s’est passé pour toi ?

Moi, comme je suis arrivé il y a un an, j’ai surtout travaillé les morceaux pour le live, vu que les batteries étaient déjà enregistrées par Dirk…

Ah oui d’accord, excuse-moi ! Du coup, comment s’est passée cette préparation ? Tu as de la place pour de l’impro ?

Oui, j’ai de la place pour ça, mais je reste quand même fidèle à ce qui a été fait, car je ne peux pas non plus dénaturer tout ce qui a été fait. Mais bon, je me permets quand même de mettre un peu ma patte. Donc oui, je joue mes parties, mais je ne copie pas à 100%. Surtout parce que je ne suis pas Dirk !

Ah ça, chacun a son style ! Sinon, aujourd’hui vous êtes en journée de promo, tu peux me dire un peu comment ça se passe, si tu avais déjà vécu ça avant ou pas ?

Alors, moi personnellement, non, je n’ai jamais vécu une journée comme ça. On fait des photos, beaucoup d’interviews, c’est vraiment sympa, quoi. On est à Paris, dans un bar vraiment cool et on reçoit les journalistes selon on planning… Ou on les appelle, comme pour la Belgique, par exemple. Franchement, c’est cool !

Sinon, avec « III » vous exploriez la mythologie greco/romaine et le mythe de Perséphone… Ici, je suis un peu perdue : on retrouve du latin, des chants arabes et des liens avec la culture hindoue dans les titres… Y a-t-il un thème principal qui lie ces univers entre eux ou pas du tout ?

Ce serait Staif qui serait plus à-même de répondre à ça, mais je peux quand même te dire ce que je sais, comme on en discuté quand je suis rentré dans le groupe. Disons que Staif est passionné par tout ce qui concerne les anciennes civilisations, aussi les civilisations mythiques comme l’Atlantide. Il s’est principalement inspiré de ça, ce qui explique quelque part le choix des noms. En fait, dans le fond, la façon dont le CD est construit, tu as un cheminement à travers plusieurs univers et si tu écoutes bien, cela représente un peu une renaissance. Tu pars de l’ombre pour aller vers la lumière. C’est pour ça que le début est très puissant, très froid et vers la fin, tu sens un peu plus de légèreté, tu sens que ça respire un peu plus. C’est l’évolution que Staif a voulu créér.

D’accord ! Eh bien, je t’avoue que je n’avais pas encore remarqué ça, je découvre à peine l’album et il me faut toujours un peu de temps pour me familiariser, essayer de le décortiquer. Sinon, est-ce que tu as un morceau préféré sur cet album ?

Il y en a plein, en fait, qui sont sympas. Après, c’est vrai que j’aime bien « Amaterasu ». C’est un parti pris, parce qu’elle est vraiment sympa à jouer et malgré le fait qu’elle semble assez, entre guillemets, facile, elle est pleine de subtilités et c’est un vrai défi de la jouer.

D’accord, merci. Au fait, l’album est disponible au format vinyle, que penses-tu de ce renouveau du vinyle ?

Ah, je trouve ça génial ! Pour moi, avec le vinyle, tu peux te permettre de faire sonner ta musique vraiment différemment. Ne serait-ce que sur le master, c’est un peu moins masterisé, ce qui fait qu’au final le vinyle te fait tout sonner de manière plus ample. C’est vraiment du physique à l’état pur, ce n’est pas numérisé. Donc ça a ce petit côté vintage mêlé avec les méthodes d’aujourd’hui, ce qui fait que, pour moi, ça sonne vraiment super bien et en plus tu as un bel objet sur ton étagère. Je trouve ça sympa d’avoir un beau vinyle chez soi ! Les CD’s aussi, j’aime bien en avoir, pour l’objet en lui-même. En fait, si tu passes le CD et le vinyle sur les mêmes enceintes, tu n’entendras pas forcément la même chose, du coup, c’est vachement intéressant. C’est plus ample, il y a des sons qui ressortent mieux, il faut essayer !

Merci pour les précisions ! Autrement, vous avez tourné un clip récemment, est-ce qu’on peut en savoir plus, notamment si vous avez déjà une idée de la date de sortie ?

Alors, je peux te dire la compo, c’est « Nihil Sine Causa » qu’on a tourné. Pour la date de sortie, je pense que ça ne devrait plus trop tarder, c’est l’affaire de quelques semaines, peut-être. Après, nous on espère l’avoir d’ici deux semaines, mais s’il arrive avant c’est mieux. Après, c’est vrai qu’il y a eu plusieurs intervenants, dont Sarah, mais aussi Jon Howard qui a dû envoyer ses prises, en fait. Donc, il faut le temps de tout rassembler et de tout monter, mais il ne devrait vraiment plus tarder maintenant !

D’accord, on attend ça avec grande impatience ! Sinon voilà, j’ai fait le tour de mes questions, est-ce que tu veux ajouter quelque chose pour terminer, peut-être un petit mot pour les fans ?

Eh bien, je dis merci à tous les fans, même ceux qui découvrent le groupe via ce CD, parce que c’est vrai que sans vous tous on en serait pas là. On fait de la musique pour nous, parce que ça nous plait, mais quand les gens apprécient ce que tu fais, c’est vraiment génial et ça nous pousse à aller plus loin, à faire plus de scène… Donc, merci à tout le monde et on espère faire beaucoup de concerts pour pouvoir aller un peu partout et que les gens puissent découvrir ce nouvel opus en live. Sans oublier les anciens morceaux, bien sûr !

Eh bien, merci beaucoup pour ton temps, c’était très sympa et je vous souhaite le meilleur pour la suite et à bientôt, sans doute !

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