[ARCHIVES] Interview avec Moonspell

moonspell1755

Nous n’avions encore que peu d’informations au sujet de « 1755 », le nouvel album de Moonspell prévu pour le 3 novembre, quand nous avons rencontré Fernando Ribeiro à l’Alcatraz. C’est donc par  lui que nous en avons découvert les premiers détails…

Cette année, Moonspell célèbre ses 25 ans de carrière, ce qui représente tout de même le quart d’un siècle, quel regard portes-tu sur toutes ces années ? C’est difficile de parler de carrière, car quand Moonspell a pris vie, il a pris le dessus sur nous et pour moi c’est une bonne chose parce que quand on a fondé le groupe, nous n’aurions jamais imaginé en vivre. Quand on a commencé, on essayait juste de survivre, pendant deux ou trois ans, nous avons enchaîné les scènes locales, les concerts pour nos amis, mais les choses ont fini par prendre un tournant différent. J’ai des sentiments partagés, en fait. D’un côté, quand je pense à ces 25 ans, je me dis que c’est énorme, c’est presque la moitié d’une vie et comme j’ai 42 ans, c’est même plus que la moitié de ma vie. Et d’un autre côté, je suis assez heureux et surpris de constater que nous soyons allés si loin. Surtout qu’avec Moonspell, nous prenons souvent des risques, nous aimons diversifier notre musique et ne pas toujours faire la même chose. Je suis fier de ça. Pour ma part, je n’ai pas vraiment vu le temps passer et même si j’aime célébrer nos anniversaires, je préfère penser au futur et faire en sorte de continuer à être actif sur la scène et faire des choses intéressantes.

Vous fêtez cet anniversaire principalement cet été avec huit festivals, avez-vous préparé quelque chose de spécial à cette occasion ? Oui, nous avons aussi donné quelques shows spéciaux et lors des festivals, nous proposons une setlist un peu vintage, ce soir nous ne jouerons que des chansons issues de « Wolfheart » et « Irreligious », par exemple. Parce que nous ne l’avions plus fait depuis longtemps et je crois que l’ambiance dans le public sera spéciale, car beaucoup de gens ont grandi en écoutant ces morceaux, d’autres ont vieilli et je pense que ça leur plaira de les entendre en live. C’est aussi important pour la nouvelle génération de les découvrir en live. Bien sûr, nous n’allons pas faire ça éternellement, mais quand nous avons commencé à le faire dans quelques pays, j’ai senti un feeling particulier, très agréable. Puis, même s’il s’agit d’une petite page, je pense que ces albums font partie de l’histoire du Metal.

Il y a aussi deux shows spéciaux prévus au Portugal fin octobre, ont-ils un rapport avec Halloween ? Oui, aussi. Cela fait longtemps qu’on le fait… Je pense que notre première fête d’Halloween remonte à il y a 15 ans, à Porto. Un de nos groupes préférés, Type O Negative, avait pour habitude de fêter Halloween avec un concert à New York et on s’en est inspiré. Je pense qu’Halloween est un événement particulier pour les fans de Metal, les gothiques etc. Et au fil des années, c’est devenu une tradition pour nous. Mais cette année, il y a une double occasion, ce sera aussi la release de notre nouvel album. Les festivals se terminent en septembre, ensuite nous ferons la promo de ce nouvel album, on a fait quelque chose de vraiment nouveau, c’est un album entièrement en portugais et on espère qu’il plaira à nos fans. On le jouera pour la première fois au Portugal, puis en Espagne, du fait de la langue et nous verrons comment les gens réagissent.

Avant de parler du nouvel album, peux-tu nous parler de la formule VIP proposée pour les concerts d’octobre ? Eh bien, beaucoup de gens pensent que ça manquait… Je dois dire qu’on est un peu nuls avec ces trucs de VIP, quand on a commencé à tourner avec le groupe, ça n’existait pas, on rencontrait les gens juste comme ça. Mais de nos jours, la scène a changé et ce n’est pas toujours facile de rencontrer les groupes et il y a des gens qui ont envie de dépenser de l’argent pour ça. On l’a donc proposé quelques fois, mais on n’en était pas vraiment contents, c’est toujours précipité. Depuis, on a formé un fanclub, comme ça on est sûrs de pouvoir donner plus d’attention aux fans et on a proposé ce ticket spécial pour trente personnes qui pourront non seulement assister aux concerts, mais aussi visiter notre capitale, Lisbonne et c’est nous qui allons leur faire la visite, leur montrer les endroits dont on parle sur l’album, les églises qui ont été détruites, etc. C’est une sorte de meet and greet amélioré. C’est important pour nous ce fanclub et on essaie de proposer des activités différentes, comme faire visiter notre studio, donner un cours de guitare, des choses comme ça… Mais je trouve que c’est intéressant de faire découvrir notre pays à nos fans, parce que la majorité d’entre eux viennent d’autres pays, il y a des gens de France, de Belgique, de Hongrie… On a une fanbase internationale et c’est chouette de pouvoir se rassembler et former une sorte de meute de temps en temps.

Parlons de ce nouvel album maintenant, appelé « 1755 », est-ce que ça a quelque chose à voir avec l’apparition du vampirisme ? Non, pas du tout, c’est un concept-album et 1755 est l’année où Lisbonne a été détruite par un tremblement de terre. Je pense que c’est le plus grand tremblement de l’histoire européenne et il a été suivi d’un tsunami. Il y a eu des morts par milliers, mais au-delà de ça, cette catastrophe a permis au Portugal de devenir un pays plus moderne et de se libérer de la couronne et de l’église. Pour nous, c’était un sujet intéressant, parce que cela fait partie de l’histoire de notre pays et peu de gens en ont entendu parler. Puis, c’est un sujet parlant pour un groupe de Metal. On a voulu le faire en portugais, notre langue, car les références qu’on a utilisées auraient été compliquées à traduire dans une autre langue, ça avait donc plus de sens de le faire comme ça.

Comme tu viens de le dire, l’album est donc en portugais, est-ce que vous prévoyez de fournir une traduction des textes pour vos fans internationaux ? Oui. J’aime beaucoup le groupe Sólstafir, ils sont islandais et donnent toujours les traductions de leurs textes, je trouve ça bien. Ce serait ingrat pour les fans de ne pas leur permettre de comprendre les paroles, donc je les ai traduites moi-même en anglais.

Es-tu anxieux à l’idée de sortir cet album, vu qu’il est très différent ? Non, je serais anxieux si la musique était mauvaise (rires). Nous avons accompli ce que nous voulions et il y a toujours une période de doute où l’on se demande si les gens vont aimer ou pas. Mais je pense que c’est plus intéressant pour un groupe d’évoluer et de prendre un risque, plutôt que de relever la moitié d’un challenge en proposant quelque chose de sûr, qui plaira d’office au public. Et d’une manière générale, les gens n’aiment pas tous la même chose dans notre musique, donc c’est très difficile de plaire à tout le monde. Mais je ne suis pas nerveux, simplement curieux de connaître les impressions des fans et je suis plutôt optimiste pour le moment !

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