[ARCHIVES] Interview avec Powerwolf

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La genèse de Powerwolf remonte à 2003 en Allemagne. Le temps pour le groupe de faire ses armes, il est bien vite monté en puissance et nul n’ignore encore aujourd’hui son existence. Après six albums studio, un album live et des tournées à n’en plus finir, Powerwolf propose son premier DVD live, « The Metal Mass Live ». Et c’est à l’occasion de sa sortie, en juillet dernier, que nous avons eu l’opportunité de nous entretenir avec le batteur du groupe, Roel van Helden.

Vous êtes sur le point de sortir votre premier DVD, comment vous est venue cette idée ? Nous avons six albums studio maintenant et je pense qu’en moyenne les groupes sortent un live tous les deux ou trois albums. Mais nous avons attendu d’avoir les finances et le soutien de notre label pour sortir quelque chose de très bon. Cela fait quelques années que l’on travaille là-dessus, car on avait vraiment envie de proposer quelque chose qui en vaille la peine.

Avant d’aborder le contenu de ce DVD, peux-tu me dire quelques mots à propos de l’artiste qui s’occupe de vos artworks, parce que le design de ce DVD est superbe ? Oh, merci d’avoir remarqué ça ! Mais en fait, c’est notre guitariste, Charles Greywolf qui s’en est occupé. À vrai dire, c’est lui qui s’occupe de la majorité de nos designs : les T-shirts, les pochettes d’albums, les backdrops, etc. Il faut dire qu’on est un groupe avec un esprit très « do it yourself », donc on est très contents qu’il puisse faire ça et grâce à lui, tous nos visuels sont cohérents.

C’est génial, je ne savais pas ça, il est vraiment très doué ! Sinon, en plus des trois concerts filmés, ce qui est déjà un beau cadeau pour les fans, pourquoi avez-vous décidé de réaliser un documentaire en plus ? Le documentaire est un bonus sur le DVD et personnellement, quand je regarde un DVD d’un groupe que j’aime, je vais toujours voir les bonus en premier et en particulier les séquences documentaires. C’est un bel aperçu des coulisses, en général et ça permet de mieux connaitre les membres du groupe.

Est-ce que cela n’a pas été trop compliqué de retrouver vos archives ? Cela vous a pris combien de temps, plus ou moins ? Cela nous a pris pratiquement un an, parce que les prises des concerts ont été faites il y a tout juste un an et quand les tournages ont commencé, on a aussi commencé à tourner les séquences du documentaire et à rassembler nos archives.

D’ailleurs, ce documentaire est très intéressant parce qu’il montre non seulement l’évolution du groupe en général, mais aussi l’évolution de votre maquillage et de vos tenues de scène. Peux-tu me dire où vous trouvez vos tenues actuelles ? Travaillez-vous avec un styliste ou c’est aussi du « DIY » ? Nos tenues de scènes sont créées par une firme spéciale qui réalise ce genre de costumes. Ils nous les font sur mesure et comme on les imagine. Et pour le maquillage, on le fait toujours nous-mêmes. Il n’y a que pour les clips ou les photoshoots que nous engageons un professionnel, parce que ça doit être parfait lorsqu’on est filmés de près. Sinon, pour les concerts, on le fait nous-mêmes, on a appris au fur et à mesure. C’est vrai qu’au début c’était assez moche et à la fin du concert, tout avait coulé à cause de la sueur. Mais aujourd’hui, on utilise du maquillage professionnel, spécialement fait pour le théâtre. Parfois, on essaie des trucs et on a l’air bête, mais d’autres fois c’est plutôt bien et c’est comme ça qu’on apprend, qu’on s’améliore.

Est-ce que vous êtes sponsorisés par une marque de maquillage ? Non, mais c’est une excellente idée, merci, je vais en parler aux autres !

Autrement, quand on regarde les concerts sur le DVD, on peut remarquer certaines différences entre les festivals et les shows en headliner. Personnellement, je n’ai vu Powerwolf que lors de festivals. Avez-vous une préférence pour l’un de ces types de concerts ? À quels festivals as-tu vu Powerwolf ?

Au Graspop, mais pas cette année, c’était il y a longtemps, où vous jouiez tôt au matin… Ça devait être il y a quatre ans, parce que le Graspop est un de mes festivals préférés, j’y vais pratiquement tous les ans, en fait et j’y suis allé pour la première fois en 1999, je crois. Et jouer là-bas, c’est un rêve qui est devenu réalité. Depuis, on y a joué trois fois. La première fois, il devait être onze heures du matin, il y a deux ans, on a joué à deux heures de l’après-midi et cette année, à six heures du soir. Si ça continue comme ça, on pourra en être headliner dans quelques années ! Enfin, je l’espère (rires) ! Sinon, je n’ai pas vraiment de préférence pour les concerts, qu’ils soient en salle ou lors de festivals, j’aime les deux. Surtout qu’en été, on joue principalement en festivals et après cette saison, aux alentours de septembre, on reprend les clubs shows, avec des concerts plus longs, où l’on peut jouer jusqu’à deux heures… Et vers mai, on recommence les plein air, avec plus de public. Je suis heureux que les deux existent, la vie sur scène est pleine de surprises !

Aussi, vous jouez souvent en Belgique, qu’est-ce que tu aimes en Belgique ? Et as-tu déjà testé certaines bières belges ? Bien sûr ! La Jupiler, la Palm, la Stella Artois,… On les adore ! Il faut dire que les bières belges sont bien meilleures que certaines « pisses » qu’on trouve en Hollande (rires) ! Sinon, j’aime jouer en Belgique, le PPM Festival était vraiment cool, l’organisation nous a super bien accueillis, le public était super. Je pense que le public belge en général est très enthousiaste et réceptif à la musique de Powerwolf. On a joué un festival plus petit cette année aussi, je ne me souviens plus du nom…

Le Durbuy Rock ? Oui, c’est ça ! Ça a été l’un de mes préférés cette année, le public était génial aussi.

En général, quel est ton moment préféré lors d’un concert ? Quand on joue un show en headliner, il y a une chanson au milieu qui s’appelle « Dead Until Dark » et pendant cinq minutes, c’est presque de la double pédale tout le temps. Et donc je suis vraiment content quand ce morceau est terminé (rires) ! Cette chanson est cool à jouer, je l’aime bien, mais physiquement, elle est assez difficile à jouer. Donc, quand elle est passée, je me dis que je peux me détendre un peu. Au-delà de ça, on a des chansons comme « We Drink Your Blood » qui, bien qu’on  ne passe pas ça à la radio ou à la télé, est très connue dans le metal et quand on commence cette chanson, il y a toujours une vive réaction de la part du public et c’est aussi un moment que j’adore lors d’un concert.

Et est-ce qu’il t’est déjà arrivé quelque chose de drôle sur scène ? Laisse-moi réfléchir… En fait, il se passe tellement de choses tout le temps ! Mais une chose qui me vient en tête, c’est qu’une fois lors d’un concert en festival, il y avait deux scènes et un groupe faisait son soundcheck pendant qu’on jouait. Donc, Attila leur a fait une remarque en plein concert pour rigoler et le public les a hués. Ils ont dû se sentir embarrassés, car on ne les a plus entendus après.

Je me demandais aussi si l’encensoir d’Attila n’avait jamais atterri sur la tête de quelqu’un, car il secoue ça assez vivement… Non, ce n’est encore jamais arrivé (rires) ! Mais cela pourrait arriver, parce que le public est parfois très proche et ce truc est assez merdique, en fait, parce qu’il est vieux et ses chaînes se cassent tout le temps. On devrait prévenir les gens du premier rang et leur demander de porter un casque !

Plus sérieusement, est-ce que vous travaillez déjà sur de nouveaux morceaux pour le prochain album ou il est encore trop tôt ? On n’est pas un groupe qui compose lors des tournées. Pour ça, il faut qu’on ait du temps pour se réunir tranquillement et répéter ensemble. On a déjà quelques idées pour le prochain album, c’est vrai, mais l’on approfondira tout ça quand le moment sera venu.

Enfin, as-tu quelques mots pour les fans belges pour terminer cette interview ? Merci beaucoup ! Comme je l’ai dit plus tôt, on aime vraiment jouer en Belgique, le public belge a toujours été adorable avec nous et on est impatients d’y retourner ! Et bien sûr, restez metal !

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