[ARCHIVES] Interview avec Skarlett Riot

Dans cette interview, Chloe Drinkwater, alias Skarlett, chanteuse du jeune groupe britannique Skarlett Riot nous parle principalement de leur nouvel album, « Regenerate », et de ce qui l’a inspirée pour en écrire les textes.

Cette première question peut sembler un peu bizarre, mais j’ai découvert Skarlett Riot l’année dernière lors du Metal Female Voices Fest en Belgique et si je me souviens bien, c’était la première fois que vous jouiez chez nous. Quels souvenirs avez-vous gardé de cette expérience ? C’était génial, définitivement l’un de nos temps forts de l’année dernière. C’était un super festival et on a vraiment été étonnés quand nous sommes allés rencontrer le public au merchandising, on a vendu presque tous nos t-shirts et nos CD’s et on est bien restés trois heures à signer des autographes, c’était fou. C’était vraiment une belle expérience. Nous jouions effectivement en Belgique pour la première fois et on ne savait pas vraiment à quoi s’attendre et certainement pas à un accueil aussi chaleureux !

Maintenant que votre nouvel album, « Regenerate », est sorti, comment te sens-tu ? Oh superbement bien, cette sortie est aussi une sorte de libération. On a travaillé dessus tellement longtemps, quasiment un an. Et c’est génial de constater que tout finit par s’assembler. Voir le produit terminé procure une sorte de sentiment de fierté. Aussi, c’est agréable d’enfin entendre l’opinion des gens, parce qu’on a travaillé tout ce temps sur cet album sans jamais avoir d’avis extérieur. D’ailleurs, les réactions sont très positives jusqu’à présent, c’est super.

Avant d’aborder la musique à proprement parler, peux-tu parler de l’artwork ? L’artwrok a été réalisé par les Zero Art Studios aux Etats-Unis et en gros, la femme à l’avant-plan représente une sorte de guerrière, qui fait référence à la chanson « Warrior ». Elle est représentée dans un décor post-apocalyptique. C’est une belle interprétation de « Regenerate », quand tu regardes la vie et que tu te dis que tu veux changer les choses pour en faire quelque chose de mieux. Tu repars parfois de décombres pour finalement réussir à bâtir un building, tu vois ?

Sinon, il y a quelque chose d’assez intéressant avec votre musique : la musique est très entrainante et positive, mais si on prête attention aux paroles, celles-ci sont assez sombres. Comment expliques-tu ce contraste ? Eh bien, quand on a commencé à écrire l’album, il était clair qu’on voulait quelque chose qui donne de l’énergie aux gens, qu’ils se sentent bien en l’écoutant. C’est aussi important pour nous que les gens s’amusent lors de nos concerts. Mais c’est vrai que les paroles traitent de sujets comme la dépression, la fin du monde etc. Il y a plein d’émotions qui s’entrechoquent là-dedans. Personnellement, j’aime que les gens puissent se retrouver dans mes textes, qu’ils se sentent compris et moins seuls face à leur situation. C’est pour cela qu’il y a ce contraste.

Tu as écrit sur les réseaux sociaux que c’était un album très personnel, est-ce que tu considères la musique comme une thérapie ? Oui, définitivement, c’est un peu la seule échappatoire que j’ai. Quand j’écris des textes, je me plonge dans mes propres émotions, je parle d’événements qui me sont arrivés et je les mets en musique. Et ce n’est pas un exercice si facile que ça, mais c’est quelque chose qui me tient beaucoup à cœur parce que, comme je le disais tout à l’heure, ça peut aider d’autres personnes à se sentir moins seules face à une situation. Mon but aussi, c’est de rassembler les gens d’une certaine façon.

Et quand tu n’écris pas sur tes expériences personnelles, qu’est-ce qui t’inspire ? C’est une bonne question ! Je trouve aussi pas mal d’inspiration dans les films que je regarde, d’ailleurs une des chansons de l’album m’est venue en rentrant du cinéma après avoir vu « Ghost In The Shell », j’ai adoré ce film. Autrement, je m’inspire aussi d’images, de photos, des paroles me viennent parfois quand j’en vois, j’invente des histoires à partir d’elles.

Pour en revenir à la musique en tant que telle, il n’y a pas de « screams » sur cet album, penses-tu en ajouter dans le futur ? Je n’en suis pas sûre. Beaucoup de gens trouvent que ce serait bien d’ajouter des screams, que ça collerait avec les riffs de guitare, mais je pense que c’est bien de garder cette petite différence. Personnellement, je ne tiens pas à commencer à crier, mais peut-être que dans le futur on essaiera quelque chose, soit on fera une collaboration avec un autre chanter, soit notre guitariste le fera, mais rien n’est sûr pour l’instant.

En tant que chanteuse, quelles sont tes influences ? J’aime beaucoup Lzzy Hale d’Alestorm, Amy Lee d’Evanescence et aussi Jen Ledger, la batteuse de Skillet, elle a une voix magnifique et c’est incroyable qu’elle arrive à chanter aussi bien tout en jouant.

Finalement, prévoyez-vous une tournée prochainement ? Oui, c’est notre objectif principal pour 2018, nous sommes en train de panifier tout ça. On aimerait beaucoup jouer en Allemagne, car nous n’y sommes jamais allés et bien sûr, on espère pouvoir repasser par la Belgique !

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