[ARCHIVES] Interview avec The Agonist

The-Agonist-Five

Deux ans après « The Eye Of Providence », suivi d’une succession de tournées américaines et européennes, les Canadiens de The Agonist sont de retour avec un tout nouvel album, « Five ». C’est Vicky Psarakis, chanteuse du groupe, qui nous en parle dans ces lignes.

Tu as rejoint The Agonist il y a deux ans, quel est ton bilan personnel sur cette aventure jusqu’à présent ? C’est fantastique ! J’étais juste une chanteuse qui faisait des reprises sur YouTube avant de rejoindre le groupe et avoir cette opportunité a changé ma vie. Et depuis, on a fait deux albums, on a fait plusieurs tournées et c’est génial jusqu’à présent !

Bien sûr, la plupart des questions tournent autour de « Five », votre nouvel album, peux-tu me dire comment tu as travaillé dessus personnellement ? On a travaillé pratiquement de la même façon que pour l’album précédent, « The Eye Of Providence ». La plupart des chansons ont été composées par les gars, ils s’occupent de tout ce qui est instrumental, les guitares, la batterie etc. Ensuite, ils m’envoient les morceaux, j’écris les paroles et ajoute les vocaux. On a réalisé l’entièreté de la pré-prod, donc tout était prêt avant de partir enregistrer à Los Angeles.

Est-ce que cela été plus facile pour toi de travailler sur « Five » que sur « The Eye Of Providence » ? Oui ! C’était beaucoup plus facile, je me suis sentie beaucoup plus à l’aise et libre de faire quelque chose de plus personnel par rapport à « The Eye Of Providence », parce que cet album a été fait au moment où j’ai rejoint le groupe. Et j’avais ces questions perpétuellement en tête : qu’est-ce que le groupe a envie d’entendre ? Qu’est-ce que les fans ont envie d’entendre ? Et j’essayais de trouver un équilibre entre ce que j’aime faire en tant qu’artiste et ce que les gens étaient susceptibles de vouloir entendre. Avec « Five », je me suis sentie beaucoup plus libre de suivre mon instinct, de faire ce qui m’inspirait sans avoir l’impression que je serais jugée, c’est pourquoi cet album m’est beaucoup plus personnel.

Ce que j’apprécie sur « Five », c’est l’équilibre entre la violence et la douceur, comment travailles-tu cette balance entre les screams et ta voix claire ? Je ne sais pas vraiment, c’est juste que quand j’écoute la musique et que j’écris les paroles d’une chanson, je fais ce que les riffs me disent. Quand je sens qu’une partie est très intense, j’opte pour des cris ou au moins un chant clair plus grave et quand une partie me semble plus émotionnelle, j’y mets un chant plus soft. Tout dépend vraiment de la façon dont la musique me parle, de ce qu’elle me fait ressentir au moment où je l’entends.

Aussi, « Five » est le cinquième album du groupe, mais y a-t-il une autre raison pour laquelle vous avez choisi ce nom ? Est-ce un concept album ? Je me demandais aussi si c’est les chansons, vu leurs noms, représentaient les différents chapitres d’une histoire ? C’est marrant que tu dises ça ! Évidemment, nous avons appelé l’album « Five » parce que c’est le cinquième album du groupe, mais aussi parce que nous sommes cinq membres. Il y a aussi quelque chose de plus profond avec ce cinquième album, quelque chose qu’on ne peut pas voir ni toucher. Mais si tu écoutes cet album en te perdant dans la musique, tu te sens plus proche d’elle. Je pense que la musique aide vraiment les gens à ressentir des émotions qu’ils ne ressentent pas habituellement. La musique soigne, elle inspire… Je pense que nous avons tous besoin de la musique dans nos vies. Et c’est aussi une des raisons pour laquelle nous avons appelé cet album « Five ». Comme si la musique était le cinquième élément. En ce qui concerne le côté conceptuel, il n’y en avait pas au départ, c’est juste qu’après avoir écrit quelques chansons, Danny m’a suggéré de nommer toutes les chansons en commençant par « the » et les titres sont venus naturellement. Parce que quand tu commences par « the », tu n’as plus qu’à trouver un élément en rapport avec la chanson. Et quand on a terminé l’album, on s’est rendu compte que chaque chanson avait une histoire à raconter et l’écoute de l’album fait penser à un voyage. Donc, au commencement, ça n’avait rien d’un concept album, mais ça l’est devenu, en quelques sortes.

Est-ce qu’il y a une chanson que tu préfères sur cet album ? Non, vraiment pas. C’est vraiment difficile pour moi de devoir en choisir une, c’est comme si tu devais choisir ton enfant préféré (rires), c’est impossible. Je dirais simplement que pour l’instant l’album est encore frais pour moi, ce n’est qu’après un an ou deux que je serai capable de dire ce que je préfère, ce qui m’a le plus marquée, dont je me souviendrai toute ma vie. C’est comme ça aussi avec les chansons d’autres groupes, il y en a qui ne te quitteront jamais.

Peux-tu parler un peu des thèmes que tu abordes dans tes textes et des choses qui t’inspirent en général ? Beaucoup de mes textes sont basés sur des expériences personnelles ou sur des histoires en général. Danny et moi écrivons les paroles pour The Agonist et pour ma part, mon texte dépend toujours de la musique, ce qu’elle m’évoque, ce qu’elle me fait ressentir et c’est comme ça que je commence à écrire. Mais ce que j’aime surtout, c’est d’écrire des textes que les auditeurs peuvent interpréter eux-mêmes. En tant que fan de musique, j’aime beaucoup lire des paroles et m’y retrouver, même si je ne connais pas leur véritable sens. Je pense que c’est une question de besoin, on a besoin de musique qui nous parle et j’essaie de faire la même chose quand j’écris.

D’un autre côté, j’aimerai parler des photos de l’album. Vous avez collaboré pour la seconde fois avec une artiste canadienne appelée Faya, peux-tu me dire comment vous l’avez découverte et pourquoi vous avez décidé de travailler avec elle ? Cela s’est passé parce que c’est une amie de longue date du groupe. Au départ, on se demandait où et quand faire les photos, soit à Los Angeles avant l’enregistrement, soit une fois de retour à Montréal quand l’album est fini. Finalement, on a joué la sécurité, sans avoir autre chose en tête que l’enregistrement pendant qu’on serait à LA. Et on l’a choisie assez naturellement, comme c’est une amie et que son travail est génial.

Sinon, en bonus sur l’album, on peut entendre une reprise de la chanson « Take Me To Church », pourquoi avoir choisi cette chanson en particulier ? C’était assez difficile, en fait. À partir du moment où je suis entrée dans le groupe, on a abordé la question des covers, c’était un projet de longue date. On a réfléchi à plusieurs chansons, mais je ne me sentais pas vraiment de le faire à ce moment-là. Pour cette reprise-là, je cherchais une chanson assez récente, qui passe à la radio, connue du grand public, en dehors de la scène metal. Ce n’était vraiment pas un choix facile à faire et une semaine avant de partir en studio, on s’est arrêtés sur cette chanson en se disant que ce serait bien d’essayer. Le seul truc, c’est qu’on ne l’a pas pré-produite comme le reste de l’album, donc on a complètement improvisé dessus et je l’ai interprétée instinctivement, selon mon humeur du moment et elle est sortie telle quelle. On l’a ensuite présentée au label, qui l’a adorée et a demandé à ce qu’on la mette sur l’album. Donc, je suppose qu’on a bien travaillé (rires) ! En même temps, on a vraiment essayé de se l’approprier, d’en faire quelque chose de différent et je pense que c’est le principal lorsqu’on fait une cover.

Et puisqu’on parle de covers, est-ce que tu en prévois de nouvelles pour ta chaîne YouTube personnelle ? Oui et non… C’est-à-dire qu’avant d’entrer dans The Agonist, je sortais une cover par mois. Mais maintenant, c’est quelque chose que je fais sur mon temps libre, quand je ne suis pas occupée avec The Agonist. J’ai fait deux covers l’an dernier, après les tournées de « The Eye Of Providence », où l’on a eu six mois sans rien. Je pense que j’en referai, mais après la sortie de l’album et les tournées qui vont suivre, quand je serai à nouveau disponible, mais pas tout de suite, donc (rires) !

L’année passée, vous avez tourné avec Ferium et Selfmachine, vous êtes toujours en contact ? Oh oui, ce sont d’excellents groupes avec lesquels on a passé de bons moments, donc on est restés en contact, on se parle sur Facebook, on prend des nouvelles.

Et quels meilleurs souvenirs gardes-tu de cette tournée ? Les tournées, en général, sont des expériences incroyables. Il y a des hauts et des bas quand on est tout le temps sur la route, cela peut être difficile de ne pas vivre normalement, mais quand le moment est venu de monter sur scène, de rencontrer le public, c’est toujours inspirant. Et tu te dis que pour chaque moment difficile, il y a cette récompense d’être sur scène et de partager avec le public. Les concerts, c’est ce qui me fait le plus vibrer. À côté de ça, c’est toujours chouette d’être sur la route avec d’autres musiciens qui jouent d’autres styles, puis comme tu les vois tous les soirs, tu finis par chanter leurs chansons, c’est toujours génial ! Et les meilleurs souvenirs que j’ai, sont aussi mes rencontres avec les fans, il y en a qui viennent nous voir après les concerts, ils nous complimentent, nous remercient, ils nous disent qu’on les a aidés dans leurs vies, qu’on les a inspirés… Et il n’y a rien de plus magnifique de savoir que notre musique a été entendue, comprise et qu’elle a pu aider quelqu’un. Cela me touche toujours énormément d’entendre ça de la part des fans.

Autrement, vous repartez en tournée bientôt, comment vous préparez-vous pour ça, tout en travaillant sur la promotion de votre nouvel album ? Notre tournée européenne commence en septembre et je pense que le tout est de trouver un bon équilibre entre tout ce que l’on à faire : les interviews, les tournages de vidéos, etc. On s’organise et on arrive à répéter deux ou trois fois par semaine pour préparer nos prochains shows.

Finalement, vous serez de retour en Belgique en octobre, as-tu quelques mots pour les fans belges pour terminer cette interview ? Bien sûr, je voudrais d’abord inviter tout le monde à notre concert ! Et pour les personnes qui liront cette interview, je voudrais les remercier pour leur soutien continu. On vous aime et sans vous, il n’y aurait aucune raison de jouer, donc continuez à nous soutenir et à venir nous voir. On est impatients de vous revoir, à très bientôt !

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