[ARCHIVES] Interview avec Komah

12196301_10153664356671287_6878085277276719066_n

Pour commencer, sans trop en dire, comment décrirais-tu le nouvel album de Komah ? Leny : « Flashing Nightmare » est un mélange des cinq personnalités du groupe. Tout le monde a mis son grain de sel. KomaH fait du metal, c’est pas un scoop ! (rires) Mais on a exploré différentes facettes du metal. Certaines chansons sont très rapides et d’autres très lentes et lourdes. Je ne pense pas qu’il soit possible de s’ennuyer en écoutant l’album, car chaque chanson possède son originalité par rapport aux autres.

Selon toi, quel serait le secret pour se renouveler à chaque album sans pour autant changer radicalement de style ? Je pense qu’à partir du moment où tu sors un autre album, tu te renouvelles. Dans le sens où tu passes par de nouvelles expériences de vie. Si tu ne joues pas comme un robot (et donc que tu incorpores ta propre sensibilité), ces influences vont marquer tes compositions. La façon dont tu vas faire sonner tes instrus changera d’un album à l’autre. Tu peux passer plus de temps à harmoniser, ou aller plus à l’essentiel… Tout ceci n’est qu’une question de choix. A partir du moment où tu mets tes tripes dans un album, tu te renouvelles.

Est-ce que « Flashing Nightmare » cache un concept ? Si c’est le cas, peux-tu nous dire de quoi il s’agit ? A chaque fois que j’écris pour un album, j’essaye de me tenir à une ligne directrice.
Je travaillais au news à la radio le jour de la catastrophe du Tsunami en Thaïlande. J’ai été terriblement ému par certains témoignages. J’ai ensuite fait quelques recherches sur des récits de survivants de catastrophes naturelles ou de guerres. J’ai alors imaginé des situations extraordinaires et j’ai placé une personne ordinaire au centre du récit. Les textes parlent de la nature humaine : autant de ses faiblesses que de ses richesses. Mais les textes parlent aussi de la nature. Elle reprendra de toute façon ses droits, que l’homme le veuille ou non.

Comment s’est passée l’élaboration de ce nouvel album, de la composition au produit fini ? On s’est enfermés en local de répèt’ à 5 et les premiers squelettes des morceaux sont sortis très rapidement. Ensuite, chacun a mis son grain de sel dans la partie des autres pour obtenir un mélange homogène. Tout le groupe a aussi participé à l’écriture sur base des histoires que j’apportais. Bref, un beau travail collectif !

Peux-tu nous parler du clip qui vient de sortir, « Walking Ghosts » ? Il fallait trouver une idée simple et directe. On bossait sur ce concept de pochette : l’homme qui regarde la fin du monde par procuration. On s’est dit qu’on pouvait tout caler autour de ce concept. On a contacté Pandaproduction pour nous aider à réaliser ce clip. On a construit un petit décor de salon dans un hangar pour pouvoir le détruire. On est très contents du résultat et c’était fun !

Quand tu regardes en arrière, que penses-tu du chemin parcouru par Komah jusqu’à présent ? Avec KomaH, j’ai déjà réalisé des rêves de gosse. J’ai joué dans des gros festoches (GMM, Dour, BSF). J’ai partagé l’affiche avec des groupes dont je suis fan. Et plus tu fais des gros trucs, plus tu te dis qu’il te reste beaucoup de chemin à parcourir ! It’s a long way to rock !

Que penses-tu de la scène Metal actuelle ? Beaucoup de bons groupes, mais qui ne persévèrent pas assez. C’est difficile d’avoir la même hargne quand il faut passer par une multitude de coups de fils, de mails, d’organisation pour faire un concert dans un bar où le groupe est à la limite de payer pour jouer.

Comment KomaH peut se différencier du reste, selon toi ? Encore une fois, c’est la même chose que ta question sur le renouvellement musical. Si tu joues avec tes tripes, tu fais déjà la différence. Certaines personnes seront réceptives, et d’autres non. C’est pas si grave à partir du moment où tu aimes ce que tu fais. La différence, elle vient de la personnalité que tu mets dans ton jeu.

Enfin, hormis la promotion de l’album, quels sont les projets de KomaH pour les prochains mois ? Nos dates de concert sont programmées jusqu’en décembre et notre planning de concerts se charge de plus en plus pour l’année prochaine, intra ou extra territoire belge ! Et c’est tant mieux parce que c’est ça qu’on aime !

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s