[ARCHIVES] Interview avec Dirkschneider

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À l’occasion de la sortie d’un dernier album live issu d’une tournée où le chanteur allemand Udo Dirkschneider entonne pour la dernière fois sur scène les hymnes d’Accept, nous avons pu nous entretenir avec lui pour tenter de recueillir ses impressions.

Pour commencer, votre album live « Back To The Roots » sort dans deux jours, comment vous sentez-vous ? Je suis très content. Il s’agit du résultat d’une très belle tournée et on retrouve sur ce CD énormément de classiques et c’est aussi une sortie symbolique, parce que quand cette tournée sera terminée, je ne jouerai plus jamais aucune chanson d’Accept.

Est-ce que ces chansons ne vont pas finir par vous manquer ? D’un côté, Accept est toujours sur le marché et moi, avec UDO, j’ai sorti quinze albums et j’en sortirai un nouveau quand la deuxième partie de la tournée sera achevée, donc j’ai de quoi m’occuper. Et d’un autre côté, je suis lassé d’être éternellement comparé au chanteur actuel d’Accept ou que ma carrière avec UDO soit toujours comparée à celle d’Accept également. Je continuerai à tourner avec UDO et pour ceux qui ont envie d’entendre du Accept, ils iront simplement voir Accept. J’ai de très bons retours des fans de UDO en général et certains se demandent pourquoi j’ai continué à jouer les chansons d’Accept. Voilà les raisons pour lesquelles j’ai pris cette décision.

Cet album live est donc intitulé « Back To The Roots », qu’est-ce que cela signifie pour vous de « retourner aux racines » ? C’est un dernier retour en arrière pour me rappeler d’où je viens, là où tout a commencé, avec Accept, pour clore le chapitre.

La musique que vous jouez en live est très fidèle à la musique originale, était-ce un choix personnel d’offrir la musique la plus originelle possible aux fans ? Oui, bien sûr, c’est un choix que nous avons fait, c’est important de respecter la musique originale et ce n’est pas trop compliqué. Malgré ça, les musiciens ont tout de même apporté leur touche personnelle tout en restant fidèles à la musique d’Accept et je trouve qu’ils ont fait un travail formidable en ce sens d’ailleurs.

Quel est votre feedback personnel sur cette dernière tournée, y-a-t-il des moments forts sur lesquels vous voudriez revenir ? Il y en a beaucoup ! Il y a une chanson que j’adore jouer, c’est « Winter Dreams » et pour moi, c’est un peu le moment fort lors d’un concert et que l’on retrouve sur l’album live.

Avez-vous été surpris d’apprendre que beaucoup de shows étaient sold out ? Oui, bien sûr et ça a même été surprenant de faire une si grande tournée… Au début, on pensait ne faire que dix ou quinze dates, mais la réponse du public a été si enthousiaste qu’on a prolongé cette tournée. Et la majorité des shows étaient effectivement sold out, c’était une bonne surprise, aussi pour moi parce que ça veut dire que les gens avaient envie de me voir et cela me fait plaisir. Dans un sens, c’est assez incroyable tout ça ! Que puis-je dire de plus ? C’est vraiment bien !

D’un autre côté, qu’est-ce que cela vous fait de jouer avec votre fils, Sven, qui a rejoint UDO en 2015 ? Êtes-vous plus sévère avec lui parce que c’est votre fils, ou c’est plutôt l’inverse ? Je suis très content qu’il ait rejoint UDO. Ce n’est pas juste parce que c’est mon fils, c’est aussi un excellent batteur. Il a joué dans plusieurs groupes et bien sûr, il a grandi avec les chansons d’Accept. Mais ça n’était pas gagné d’avance, car quand Francisco est parti du groupe, on a organisé quelques auditions et c’est quelqu’un de notre label qui m’a demandé pourquoi je n’essaierais pas avec mon fils, qui est tout de même batteur dans Saxon. Donc, je lui ai demandé et il lui a quand même fallu quelques semaines avant d’accepter et finalement, il nous a rejoint, on est parti plusieurs fois en tournée et depuis il fait un travail formidable. Je suis très fier de lui !

Sinon, comment faites-vous pour conserver votre voix intacte après autant d’années ? Je ne fais rien ! Je pense que j’ai simplement beaucoup de chance en ce qui concerne ma voix, je n’ai jamais eu aucun problème de ce côté-là. La seule chose, peut-être, c’est que j’ai arrêté de fumer il y a à peu près dix ans, mais c’est tout. Je dois simplement être chanceux et j’espère que je le serai encore pendant quelques années !

Y a-t-il un album dont vous êtes particulièrement fier, issu de votre carrière ? Il y en a beaucoup, mais avec UDO, je citerais certainement « Faceless World » (1990) et « Timebomb » (1991), ces deux albums représentent de très beaux souvenirs pour moi, mais il y en a tellement d’autres. Sur chaque album, j’essaie toujours d’apporter quelque chose de nouveau, parfois c’est du clavier, par exemple, ou peu importe.

Apparemment, vous préparez un album pour l’an prochain, pouvez-vous en dire plus ? Pour l’instant, nous avons quelques idées de chansons, mais nous rassemblons surtout des idées. Je pense que l’on se réunira vers février ou mars pour commencer à réellement se décider sur ce qu’on veut faire. Au stade actuel, on pense surtout à la seconde partie de la tournée, nous verrons ensuite pour le prochain album d’UDO.

Autrement, quel regard portes-tu sur la scène Metal actuelle, particulièrement les jeunes groupes qui font du Heavy old school ? C’est très chouette de voir que le mouvement continue depuis toutes ces années, que la plupart des vieux groupes sont toujours là et que la génération actuelle prend la relève. Il y a beaucoup de jeunes groupes intéressants. Ça me fait plaisir aussi de voir que les gens aillent toujours aux concerts, qu’ils s’intéressent toujours au Heavy Metal.

Quels sont vos groupes que vous écoutez en ce moment ? Dans les nouveaux groupes, j’aime beaucoup Kissin’ Dynamite, c’est un très bon et jeune groupe allemand, ils ont beaucoup d’énergie et jouent un Metal classique mélangé avec des influences plus modernes et leurs chansons sont très entrainantes. À vrai dire, j’écoute beaucoup leur dernier album. Un des derniers albums que j’ai écouté également, c’est celui d’Herman Franck, qui a été guitariste dans Accept de nombreuses années. C’est aussi un très bon album.

Vous faites donc partie de l’ancienne génération et aujourd’hui, les moyens de promotion pour les groupes de Metal sont très différents, on ne peut pas imaginer qu’un groupe n’ait pas une page Facebook et une chaîne Youtube. Qu’en pensez-vous ? Je pense qu’internet est un très bon outil pour les groupes, ils peuvent plus facilement diffuser leur musique et faire leur promotion. Les fans aussi ont plus de facilité pour chercher des informations sur les groupes et écouter leur musique. Les nouveaux groupes peuvent plus facilement se promouvoir et être en contact avec leur public. Bien sûr, d’un autre côté, il y a tous ces problèmes liés au téléchargement, c’est ennuyeux. Et je sais aussi qu’aujourd’hui, les groupes gagnent surtout de l’argent en faisant des tournées, plus tellement en vendant des CD’s. Personnellement, je ne m’en fais pas trop quant au téléchargement de ma musique, mais pour les jeunes groupes, c’est beaucoup plus problématique.

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