[ARCHIVES] Interview avec Epica

Epica_Holographic

C’est Simone Simons elle-même qui nous parle aujourd’hui de « The Holographic Principle », le septième et superbe album studio d’Epica pour lequel le groupe hollandais a une fois de plus dépassé les limites de la créativité.

J’ai eu la chance de découvrir votre nouvel album, « The Holographic Principle » qui est vraiment époustouflant, un véritable opéra moderne ! Est-ce que tu penses qu’il puisse être le meilleur album d’Epica jusqu’à présent, même si le groupe a toujours sorti des albums de grande qualité ? Honnêtement, je ne sais pas, mais je l’espère. Pour chaque album que nous avons sorti, nous avons toujours donné le meilleur de nous-mêmes. J’espère que les gens aimeront ce nouvel album et apprécieront le travail intense et tous les efforts que nous avons mis dedans. Mais jusqu’à présent, je dois dire que la plupart des gens qui l’ont écouté sont très positifs sur ce CD.

Est-ce que tu penses que c’est important pour un groupe de repousser ses limites, en particulier quand il évolue sur la scène symphonique, ou c’est simplement naturel pour Epica d’aller plus loin sur chaque album ? Eh bien, je pense que c’est nécessaire pour chacun, pas uniquement les musiciens, les humains en général, de grandir mentalement, d’évoluer, de s’améliorer. Tu prends toutes les leçons apprises dans la vie, tu en retires le meilleur et tu essaies de l’améliorer, le perfectionner.

Vous avez sorti un documentaire sur la création de ce nouvel album, combien de temps avez-vous travaillé sur cet album ? Le processus d’écriture de cet album, pour la musique et les textes, nous a pris une année entière. En ce qui concerne l’enregistrement, cela nous a pris à peu près cinq mois, parce que nous étions en tournée entre temps, donc cela a pris un peu plus de temps.

Il y a aussi un concept intéressant derrière « The Holographic Principle », sur la réalité virtuelle. Peux-tu nous en donner quelques détails ? Eh bien, ce n’est pas officiellement un concept, car quelques chansons dévient de l’idée générale de « The Holographic Principle ». Mais fondamentalement, cela parle du fait que nous vivons dans une réalité alternée, une version holographique du monde réel. Aujourd’hui, la technologie parvient tellement bien à imiter la réalité que l’on se demande si finalement si le reflet de notre monde n’est pas généré par un ordinateur. Est-ce que l’on pourrait voir la différence ?

Comment en êtes-vous arrivés à ce concept en particulier ? Et qu’est-ce qui vous l’a inspiré ? Mark a trouvé le titre et c’est lui qui est très intéressé par la physique quantique et il a commencé à exploiter ça avec « Design Your Universe » en intégrant cela dans nos paroles, puis on a fait évoluer notre musique en ce sens aussi et voilà où nous en sommes aujourd’hui. Personnellement, je ne suis pas si intéressée par la science, mais finalement cette idée est une énorme source d’inspiration, c’est génial de pouvoir « philosopher » sur ce sujet, si je puis dire. J’aime les rêves, leur analyse, la puissance de l’esprit et l’évolution incroyable de la technologie. Aujourd’hui, on arrive à créer des éléments artificiels et peut-être qu’un jour on pourra devenir plus intelligents. Je trouve ça très inspirant, mais j’ai peu de connaissances en physique quantique, c’est très complexe.

Donc tu as aussi dû te documenter sur le sujet ? C’est surtout Mark qui s’occupe de tout ça, c’est lui qui se documente et qui nous informe.

Et qu’est-ce qui t’inspire, toi, quand tu crées ? Je dirais que je m’inspire de la vie, en général. J’essaie toujours de penser à des sujets qui pourraient correspondre à notre univers. Bien sûr, faire partie d’un groupe, voyager autour du monde, cela apprend à se connaître soi-même, cela rend heureux, mais parfois l’on doit faire face à la tristesse, cela fait partie de la vie et c’est de tout ça que je tire mon inspiration.

Par ailleurs, en découvrant votre première vidéo, « Universal Death Squad », on remarque des lignes vocales très différentes. Et au fil de l’album en général, on remarque également que tu apportes beaucoup de diversité avec ta voix. Peux-tu expliquer comment tu travailles là-dessus ? Est-ce qu’il y a une part d’expérimentation ? La plus grande différence par rapport aux lignes de chant en comparaison avec ce qu’on faisait par le passé, c’est que lorsqu’un membre du groupe a écrit un morceau, il en a aussi écrit les lignes de chant. Cela a été une expérience particulière et le résultat donne des chansons très rythmées et « groovy », elles sont fort basées sur les guitares et le clavier, je pense que c’est une des différences principales sur ce point. Et je dois dire que l’on a beaucoup travaillé là-dessus pour obtenir ce résultat. On a organisé plusieurs sessions pour travailler ensemble là-dessus, avec Mark, Sascha et Joost, pendant notre tournée européenne, notamment, mais ils ont aussi passé quelques jours chez moi, on a bu quelques smoothies entre les séances d’écriture (rires). Mais j’aime beaucoup le résultat, c’est effectivement différent.

Aussi, peux-tu expliquer comment tu travailles avec Mark pour décider des parties « growls » ? Il décide lui-même pour les chansons qu’il compose, mais en ce qui concerne les autres compositeurs, ils sont assez pointilleux sur ce qu’ils veulent et ce sont eux qui décident s’il y aura des chœurs, s’il y aura des growls etc. Bien sûr, on discute toujours ensemble, mais généralement j’aime leurs idées. Parfois Mark me demande conseil pour ces parties, on s’écoute beaucoup mutuellement, on respecte les idées de chacun et c’est comme ça qu’on arrive à trouver les meilleures mélodies pour le grunt.

Est-ce que vous travaillez déjà sur une prochaine vidéo pour promouvoir l’album ? À vrai dire, nous avons déjà enregistré quatre vidéos au total !

Y a-t’il des invités particuliers sur cet album ? Il y a une petite invitée spéciale, oui, la fille de notre claviériste, Coen. Elle s’appelle Cato et c’est la petite fille qui chante sur l’intro de, c’est vraiment adorable.

Aussi, peux-tu expliquer à quel point la musique classique influence Epica ? Quels sont tes artistes classiques préférés ? J’aime Mozart. Mon père écoute Brahms, Mozart, Chopin… Ce sont des compositeurs avec lesquels j’ai grandi, on écoutait ça en famille le dimanche matin. Il y a toujours eu de la musique à la maison, j’ai aussi grandi avec Abba et il y avait toujours une radio allumée chez nous.

Et quels sont tes artistes préférés dans le Metal, ou dans d’autres genres de musique ? J’aime beaucoup Opeth, Lacuna Coil… Je pense qu’Adèle est une chanteuse géniale, Beyoncé aussi, j’aime beaucoup Sia également. Il y a un mélange de Metal et de Pop, mais j’aime aussi le Jazz et la Soul.

D’un autre côté, Epica prévoit deux shows spéciaux pour les deux éditions de l’Epic Metal Fest, l’un en Hollande, l’autre au Brésil. Comment travaillez-vous sur ces concerts, peut-on savoir un peu plus exactement ce que vous prévoyez ? Ce seront effectivement deux shows très spéciaux pour la sortie du nouvel album, mais l’on ne veut pas jouer uniquement les nouvelles chansons. Ce sera donc un mélange avec nos anciennes chansons. Parce que comme c’est un festival, on ne peut pas se permettre de ne jouer que des nouvelles chansons, cela risque de demander beaucoup d’énergie au public pour se concentrer sur les nouvelles mélodies. Donc, si l’on joue des chansons que le public connait, cela rendra le show plus vivant et cela permettra de garantir une bonne ambiance. Pour l’heure, on a tous commencé à répéter chacun de son côté, puis on se réunira tous une semaine ou deux avant le show pour vraiment répéter ensemble.

Et cela ne devient pas trop difficile au fil des albums de choisir les morceaux qui resteront sur votre setlist ? Cela dépend, si l’on joue lors de festivals très « heavy », on met de côté les chansons plus calmes ou plus Pop et on privilégie les morceaux plus lourds. On ajuste toujours notre setlist au public que l’on pense rencontrer.

Peux-tu aussi me parler un peu de l’artwork et de l’artiste qui l’a réalisé ? L’artiste, c’est Heile, avec lequel on travaille depuis quelques albums maintenant et pour cet artwork, on voulait vraiment représenter l’univers de l’album avec plusieurs éléments que l’on y retrouve. Il y a l’humain en chair et en os, les feuilles qui représentent la nature et l’artiste a symbolisé la technologie qui prend le dessus sur tout ça, sur ce que l’on pense être notre réalité. Ce que l’on ne peut pas voir à moins de briser la glace. On y retrouve un trou noir, des codes informatiques, la Terre à la fois ronde et plate, parce que beaucoup de gens débattent encore sur le fait qu’elle puisse ne pas être ronde. Je l’aime beaucoup et j’aime aussi beaucoup les couleurs, cela correspond très bien à l’album. On a fait en sorte de l’intégrer dans notre merchandising, dans nos prochains shows, sur les backdrops et je m’en inspire même pour mon maquillage (rires) ! Il est partout !

Aussi, vous avez à nouveau travaillé avec le photographe belge, Tim Tronckoe, pour les photos de votre album, comment vous êtes-vous rencontrés ? C’est un jeune photographe très motivé et très talentueux qui travaille très dur. Nous sommes amis et travaillons avec lui depuis longtemps maintenant, il est très loyal et pour nous, c’est un partenaire idéal ! Pour ce CD, nous avions vraiment beaucoup de photoshoots prévus avec trois photographes, mais Tim est celui avec lequel nous avons le plus travaillé. Nous voulions vraiment offrir de beaux documents pour les fans, mais aussi pour la presse avec beaucoup de photos différentes. Je pense que l’on a bien travaillé !

Finalement, j’ai une question un peu hors sujet, mais tu es également blogueuse beauté / lifestyle, comment tu arrives à garder ton blog à jour tout en étant très occupée avec Epica ? Merci, c’est gentil de dire ça, car en ce moment, il n’est pas autant à jour qu’il le devrait, parce que je suis effectivement très occupée avec Epica ! Et pour le peu de temps libre que j’ai, je préfère le passer avec ma famille, plutôt que de faire des photos ou d’écrire des articles pour ce blog, parce que cela prend énormément de temps. Ce que je fais, en général, c’est que je prends les photos quand je suis à la maison, je les mets sur mon ordinateur portable et je rédige les articles quand on est en tournée, quand j’ai un peu de temps entre les dates.

Finalement, veux-tu ajouter quelques mots pour les fans belges pour terminer cette interview ? Nous sommes vraiment impatients de vous présenter « The Holographic Principle ». Cela fait quatorze ans maintenant que l’on existe et l’on se sent privilégiés d’être encore là aujourd’hui avec cet album et c’est grâce à nos fans, donc on veut vraiment les remercier. Nous serons de retour en Belgique l’année prochaine où l’on donnera également un show spécial et l’on espère tous vous revoir là-bas !

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