[ARCHIVES] Interview avec Fleshgod Apocalypse

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C’est dans le bus de tournée que nous avons rencontré le très posé Tommaso Riccardi, chanteur de Fleshgod Apocalypse, avant le concert du Biebob. L’occasion de discuter du déroulement de la tournée, ainsi que de l’évolution et des éventuels futurs projets du groupe.

Vous êtes à plus de la moitié de votre tournée européenne et les salles sont bien remplies, voire parfois sold out, quelle est votre feedback personnel par rapport à ce tour actuellement ? C’est très positif ! C’est la première fois que l’on tourne en full headliner en Europe et l’année dernière, c’était pour l’Amérique du Nord. Avant, on était plus souvent en co-headliner. Et ces deux dernières tournées étaient vraiment super. À chaque fois qu’on fait quelque chose de nouveau, on ne sait jamais vraiment comment ça va se passer. On sait que le groupe se développe, mais on ne sait jamais à quoi s’attendre. Et jusqu’à présent, tout s’est très bien passé. Les salles sont effectivement bien remplies, donc ça veut dire que la réception du public est positive.

C’est une surprise pour vous d’être sold out ? Dans certains endroits, on s’y attendait, mais en général, ça a dépassé nos attentes, c’est génial !

Vous connaissez bien Carach Angren… Oui, on se connaît bien, nous avons déjà tourné ensemble auparavant et on s’entend très bien. C’est important de se connaître avant de partir en tournée. Aussi, nos univers, mêmes s’ils sont très différents, se complètent. Puis, on retrouve les aspects orchestraux  et théâtraux dans les deux groupes. Quant à Nightland, ce sont aussi des amis, ils viennent d’Italie comme nous et on était heureux quand ils nous ont proposé d’être notre support. Leur show est aussi très visuel. Ce qui fait que le package complet fonctionne très bien et on en est satisfait !

Par contre, cette tournée ne passe pas par l’Italie… Non, en effet, c’est parce que nous avons fait une tournée dans tout notre pays au mois d’octobre et on a décidé de ne pas y repasser ce fois, vu le laps de temps très court entre les deux.

Autrement, le groupe fête ses dix ans cette année, est-ce que vous prévoyez quelque chose de spécial pour cet événement, comme la sortie d’un premier DVD live, par exemple ? Nous pensons à beaucoup de choses, mais il n’y a encore rien de vraiment officiel, de concret, donc je ne peux pas encore en parler. Enfin, c’est sûr que l’on fera quelque chose pour cet anniversaire, mais c’est encore en discussion. Il faut dire aussi qu’à la fin de cette tournée, cela fera un an que l’on défend « King » sur scène, ce qui représente un total de 140 concerts, c’est énorme, donc on va peut-être penser à se reposer un peu (rires) !

Cela fait donc dix ans, mais on dirait que les choses ont réellement commencé à bouger pour vous avec l’arrivée du clavier, ainsi qu’un contrat chez Nuclear Blast. D’une part, comment avez-vous ressenti ce changement et d’autre part, comment vos fans de la première heure l’on ressenti ? Bien sûr, les tout premiers « hardcore » fans n’ont pas été spécialement contents, ce qui est normal. Mais je pense qu’une majorité de nos premiers fans se réjouit de notre évolution. Aussi, on a rencontré beaucoup de fans qui ont connu Fleshgod plus tard, mais ils ont quand même écouté nos anciennes sorties. Pour nous, ces dix ans sont passés très vite, parce qu’on a fait énormément de choses et je pense qu’on les a faites correctement. Ce qu’on constate, nous, c’est qu’il y a de plus en plus de gens qui aiment Fleshgod Apocalypse et qui viennent à nos concerts. En tout cas, même si je comprends que certains n’aiment pas la direction que l’on a pris, je pense qu’on est restés fidèles à nous-mêmes et que ce que nous faisons est cohérent et dans la continuité de ce que nous faisions au début.

Votre clip pour « The Violation » est la vidéo qui comptabilise le plus de vues sur Youtube, soit plus de cinq millions, ce qui fait même plus que la vidéo de Behemoth pour « Blow Your Trumpets Gabriel », qu’est-ce que ça représente pour vous ? Il faut quand même mentionner que « Blow Your Trumpets Gabriel » est sortie plus tard que notre vidéo ! Mais concernant « The Violation », je pense qu’elle est devenue célèbre du fait de toutes ces vues et c’est incroyable, parce que personne ne peut imaginer le peu d’argent que nous avons dépensé pour faire ce clip, tout simplement parce qu’on n’en avait pas (rires) ! Je sais que c’est une vidéo d’excellente qualité, mais ce n’est pas grâce au budget, c’est grâce aux bonnes idées ! Sérieusement, c’était au début, ça devait être notre première vidéo et les ressources qu’on avait à investir étaient moindres. Mais on a vraiment concentré notre passion et nos idées pour pouvoir accrocher les gens du mieux qu’on le pouvait et c’est très plaisant de voir que ce clip a pris tant d’ampleur et qu’entre temps nous avons fait d’autres vidéos qui sont aussi très bien accueillies en ligne, c’est une bonne chose. Mais c’est vrai que pour « The Violation » en particulier, les statistiques sont assez folles et on en rit parfois entre nous, parce que l’endroit où ça a été tourné appartient à un de nos amis qui habite dans le sud de l’Italie, donc c’était gratuit. En fait, nous n’avons payé que le réalisateur et nous avons travaillé avec lui sur toutes nos vidéos suivantes. C’est aussi un de nos amis, donc on a quand même eu droit à un traitement de faveur, mais c’est bien un réalisateur professionnel.

Sinon, votre album « King » est sorti il y a bientôt un an, qu’en pensez-vous aujourd’hui, avec le recul ? Je pense que cet album a dépassé nos attentes, parce qu’on l’a fait pour créer une sorte de point de rupture, on voulait que tout ce qu’on avait fait jusqu’à présent s’y retrouve en y incluant de nouveaux éléments. On voulait vraiment qu’il représente notre maturité et c’est bien de se dire un an plus tard que ça a fonctionné. La presse en général a très bien accueilli l’album, on s’est retrouvé dans le top des meilleurs albums de 2016, dans celui des meilleures vidéos… Et bien sûr, le plus important, les réactions des fans qui ont été très positives et particulièrement lors des concerts. Avec « King », on a senti qu’on atteignait un autre niveau, en quelques sortes et l’on peut dire que Fleshgod Apocalypse est désormais reconnu sur la scène Metal.

Autrement, vous avez travaillé sur le dernier Kreator, pouvez-vous expliquer comment s’est passée cette collaboration ? Francesco (clavier) : On a reçu un e-mail de Jens Bogren, le producteur de leur dernier album et c’est avec lui qu’on a surtout travaillé. Il nous a d’abord demandé une intro et comme ça lui a vraiment plu, il nous a demandé d’ajouter d’autres choses, de faire des arrangements, des parties orchestrales sur d’autres chansons. Tommaso : C’est aussi pour ça qu’on est fier de notre parcours, de ce qu’on a accompli avec « Kings », quand on est amené à collaborer avec des monstres de talent comme ça, c’est très constructif. Et si c’est arrivé par Jens Bogren, c’est sans doute parce que quand on a travaillé avec lui sur « King », il a été impressionné par nos orchestrations et la façon dont on a travaillé sur certains détails. Et bien sûr, on espère que d’autres collaborations comme celle-ci se produiront encore.

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