[ARCHIVES] Interview avec Hammers Of Misfortune

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Cinq ans après leur dernier album, le groupe californien de metal progressif, Hammers Of Misfortune, est de retour avec un tout nouvel opus, « Dead Revolution ». Et c’est John Cobbet, guitariste, fondateur et principal compositeur du groupe qui nous en parle posément dans cette interview.

Pour commencer, vous êtes de retour cette année avec un nouvel album, « Dead Revolution », cinq ans après votre dernier album, que s’est-il passé durant ces années ? Beaucoup de choses. Nous avons perdu notre section rythmique et avons donc trouvé un nouveau bassiste (Paul Walker) et un batteur (Will Carrol). Nous avons fait quelques concerts, un peu tourné, écrit quelques morceaux, fait un album de VHÖL et créé la moitié de « Dead Revolution ». Après, Sigrid et moi avons eu un enfant et Joe a eu un grave accident de moto. Les choses ont été difficiles à ce moment-là.

Pouvez-vous expliquer comment et avec qui vous avez travaillé sur ce nouvel album ? Nous avons travaillé avec Nick Dumitru aux Light Rail Studios à San Francisco. L’album a été enregistré avec une vieille console Trident, sur des bandes analogiques de deux pouces et via pro-tools. Nous n’avons pas utilisé de plugins en particulier, ni d’effets digitaux. Tout ce que nous avons fait avec pro-tools, c’est automatiser les niveaux, pas de traitement de signal. On a utilisé quelques réverbérations et le reste des effets ont été faits avec des pédales.

Ce « Dead Revolution » est sorti depuis plus d’un mois maintenant, quels sont les premiers feedbacks que vous avez reçus ? Les réactions sont très positives. Je suis soulagé ! On ne sait jamais comment les gens vont réagir…

Aussi, Hammers Of Misfortune est connu pour sortir un album très différent à chaque fois, comment expliquez-vous cela ? C’est juste une combinaison naturelle de temps et de circonstances. Définitivement, on ne va pas sortir le même album encore et encore. On dirait que cela se passe naturellement, qu’on le veuille ou non.  Je pense qu’il y a des choses sur nos albums qui restent cohérentes aussi.

Et comment vous parvenez à renouveler votre style ? Où trouvez-vous l’inspiration ? C’est une bonne question. Faire un album m’épuise à chaque fois. J’aime bien retourner en arrière, être un fan et m’enthousiasmer pour la musique. Après un moment, je ressens l’urgence de commencer à composer de nouvelles choses. Réaliser un album est un procédé long et difficile, donc ça me prend un peu de temps avant d’être prêt et de m’y consacrer.

Par ailleurs, est-ce que « Dead Revolution » est un concept-album ? Si pas, pouvez-vous expliquer les thèmes que vous abordez dans vos textes ? Ce n’est pas un concept-album. J’imagine qu’on peut le considérer comme un « cycle de chansons », mais même ça, ce serait trop large. C’est une série d’observations et quelques histoires. Cela parle de conjuration mentale causée par la culture en ligne et les médias sociaux. Cela parle aussi de la condamnation de l’arrogance insupportable de l’industrie technologique et ses disciples. Il y a une chanson sur la gentrification malfaisante dans mon ancienne ville. Il y a aussi une histoire de science-fiction où il faut fuir une ville en feu à bord d’un vaisseau volé. Et il y a une chanson sur le temps.

Pouvez-vous aussi commenter l’artwork particulier de ce nouvel album ? Sa signification et l’artiste qui l’a créé ? L’artiste est Robert Steven Connett. J’ai découvert son travail en cherchant un artiste pour la pochette. Les peintures existaient déjà. Elles n’ont pas été commandées expressément pour notre album. J’ai choisi les peintures parce qu’elles rappelaient l’imagerie des textes. À l’avant, on peut voir la confession dans « The Velvet Inquisition », ainsi que la cité en feu de « Flying Alone ». quant à l’arrière, cela m’a fait penser à « The Precipice ».

Prévoyez-vous de tourner prochainement ? Et quels sont vos projets en général pour les prochains mois ? Tourner n’arrivera probablement pas jusqu’à ce que notre fils soit un peu plus grand. Nous sommes ouverts pour jouer lors de festivals ou donner des concerts uniques, où l’on peut juste s’absenter quelques jours. Ce serait l’idéal.

Finalement, avez-vous quelques mots pour vos fans belges ? Hail Belgique ! On espère vous voir un jour prochain !

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