[ARCHIVES] Interview avec Amaranthe

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Fondateur, compositeur et guitariste du groupe de Metal moderne suédois Amaranthe, Olof Mörck nous révèle quelques détails concernant le, déjà, quatrième opus du groupe, « Maximalism ».

Alors, comment te sens-tu à quelques jours de la sortie du nouvel album, « Maximalism » ? Eh bien, je dois dire que depuis le temps qu’on travaille dessus, c’est-à-dire intensément depuis le mois de décembre de l’année dernière, puis l’enregistrement qui a duré trois mois et demi, je suis plus qu’impatient de voir cet album sortir ! Pour nous, c’est un album différent aussi et duquel nous avons sorti un extrait vivement controversé, « That Song ». Nous avons aussi présenté « Fury » et « Maximize » et les réactions ont été très positives jusqu’à présent, donc cela nous fait très plaisir que l’album sorte et avons hâte de savoir ce que les gens en pensent dans son entièreté.

Peux-tu commenter rapidement votre release party qui s’est déroulée à Stockholm, il y a quelques jours ? C’était un très chouette petit événement lors duquel Elize et moi avons interprété quelques morceaux en acoustique au Hard Rock Café de Stockholm. Il y avait certains de nos amis, ainsi que certaines personnalités du business qui étaient invités et on voulait aussi que quelques fans puissent être là également.

Sinon, comme tu l’as évoqué juste avant, n’était-ce pas risqué de sortir « That Song » en premier car, comme tu l’as dit également, il y a eu beaucoup de commentaires négatifs sur cette chanson, mais aussi parce que c’est complètement différent de ce qu’Amaranthe a fait jusqu’à présent ? Mais que serait la vie si on ne prenait jamais de risques (rires) ? Pour être honnête, quand nous avons écrit cette chanson, je ne l’imaginais pas spécialement être un single. Je ne sais pas si tu as déjà écouté l’album, mais il y a une chanson qui s’appelle « Boomerang » et cette chanson-là était, dans mon esprit, plus désignée pour être un single. On a beaucoup discuté de quelle chanson serait le premier single et notre label croyait vraiment en « That Song ». On savait que ce serait une chanson controversée, qu’elle provoquerait beaucoup de réactions, mais c’est aussi une super chanson et de mon point de vue, elle est effectivement très différente. Je suis satisfait de chaque chanson de l’album et bien sûr, il peut toujours y avoir un risque, mais le risque aurait été plus grand si on avait sorti un album complètement semblable à « That Song ». En général, nos fans achètent nos albums et ils ont donc la possibilité d’écouter l’entièreté de l’album et fonder leur avis dessus. Pour les autres, c’est différent et c’est pour ça que c’est intéressant. Dans tous les cas, le clip a été visionné énormément de fois sur Youtube et certaines réactions ne sont pas forcément négatives, donc pour moi, c’est quelque chose de positif et je ne regrette pas ce choix, finalement, il était plutôt bon.

Et est-ce que tu penses pouvoir atteindre un nouveau public avec cette chanson en particulier ? Je ne sais pas, peut-être. C’est clair que la chanson peut être destinée à un public plus large. Mais en tant que groupe de Rock, c’est toujours un peu compliqué de passer à la radio et donc de toucher un public plus populaire. Même si je pense que cette chanson a le potentiel pour toucher d’autres personnes, elle n’est quand même pas si accessible que ça. Pour le public Metal, c’est une chanson Pop, mais pour le public Pop, ça ne l’est pas tant que ça.

Avec Amaranthe, on a l’habitude de ces passages pop et électro dans votre musique, mais sur cet album, on peut entendre de nouvelles sonorités, comme sur « Limitless », par exemple, où on distingue de la dubstep. On remarque aussi qu’Elize utilise sa voix de façon très différente d’une chanson à l’autre. Est-ce que lorsque vous composez un nouvel album, il y a une part d’expérimentions ? Oui, absolument. Sur beaucoup de chansons, au niveau de la production etc., je veux vraiment le faire, personnellement. Ce n’est pas spécialement prisé par les groupes de Metal, mais je veux que la production soit aussi proche que possible de celle des groupes d’électro et de Pop. Sur les albums précédents, il y avait plus d’influences pop des années 90 et j’ai voulu moderniser cette fois-ci. Mais ça, c’est ma partie, ça m’amuse. En ce qui concerne Elize, c’est une chanteuse polyvalente et elle a toujours des idées vraiment cool sur les façons d’utiliser sa voix, plutôt que de simplement chanter de la même manière sur toutes les chansons. Et tout ça vient d’elle-même, je le précise, car on reçoit aussi beaucoup de commentaires sur le fait qu’on utilise trop d’autotune, que sa voix est trop modifiée… Mais non, Elize est comme ça, elle peut chanter à peu près de toutes les façons qu’elle veut. Et je pense que c’est vraiment nécessaire pour un groupe de faire des expériences, d’aller au bout de ses idées, pour simplement perdurer.

J’ai eu la chance d’écouter l’album plusieurs fois déjà et la plupart des chansons sont extrêmement catchy, j’ai d’ailleurs « Boomerang » coincé dans la tête depuis des heures et je me demande quel est votre secret pour composer autant de chansons aussi catchy ? Eh bien, il y a un gars qui s’appelle  Max Martin, on lui donne beaucoup d’argent et… Ahah ! Sans rire, je ne sais pas vraiment, disons que l’on apprend quelque chose à chaque fois qu’on compose une chanson et à chaque fois tu penses avoir écrit quelque chose d’excellent et tu fais en sorte, en tant que compositeur, de retenir ce qui fait que cette chanson est bonne. Aussi, je pense que c’est très important de garder l’esprit ouvert : tu peux entendre un super hit à la radio ou même un titre de Death Metal super prenant, ou une chanson de Heavy, ou un morceau techno… Soit. Il faut faire en sorte d’identifier ce qui fait que cette chanson est catchy et il y a tellement d’aspects différents. Ça peut être le titre, une partie de la batterie, un rythme, un refrain, une ligne de chant… Peu importe. Il n’y a pas tellement de secret pour écrire un hit, c’est presque une science, en fait, pour être honnête. Et une science qui m’intéresse beaucoup !

Par ailleurs, après toutes ces chansons qui donnent envie de faire la fête, on trouve une magnifique ballade pour terminer l’album : « Endlessly ». Quelle est l’histoire derrière cette chanson ? Eh bien, c’est le Titanic qui coule, encore une fois (rires) ! Désolé pour cette mauvaise blague. On voulait que cette chanson soit comme ça, parce qu’on a pris l’habitude de composer des ballades pour nos albums précédents et j’ai toujours été un grand fan de « power ballads ». Et je pense que si tu fais ça en y mettant tout ton cœur, avec toutes tes émotions, c’est cela qui rend la chanson puissante et émotionnelle. Il en va de même pour les paroles, parce que j’ai l’impression que pour beaucoup de ballades, les gens se posent et écrivent tout un tas de choses guimauves sur l’amour et voilà. Mais si tu t’investis réellement, avec le cœur, que tu penses et ressens ce que tu écris tout en ayant la volonté de créer quelque chose de beau, ça peut devenir quelque chose de très fort. En particulier quand il s’agit d’une « power ballad » classique comme celle-là. Et bien sûr, ce sera un peu cliché, mais encore une fois, si c’est fait avec le cœur, ça peut devenir très spécial. Et je suis très fier de cette chanson, en fait.

Est-ce qu’il y a une chanson que tu préfères sur cet album ? C’est difficile à dire, elles ont toutes quelque chose… A vrai dire, je devrais à nouveau citer « Boomerang » et « Endlessly », parce qu’elles sont très puissantes, chacune d’une manière différente, mais comme on en a déjà parlé… Mais j’aime aussi beaucoup « Fury » et « Maximize », qui est un des titres les plus marquants pour une ouverture d’album que nous avons eu jusqu’à présent. Voilà pour mes morceaux favoris pour le moment !

Quel est le message général que vous communiquez derrière ce titre, « Maximalism » ? C’est un peu notre philosophie de vie, en quelque sorte. C’est quelque chose qu’on se dit à nous-mêmes et qu’on essaye de suivre, en tant que musiciens et compositeurs, mais aussi en tant que personnes, on essaye de maximiser chaque aspect de nous-mêmes. Parce que c’est très facile de simplement passer dans la vie, alors qu’on peut être capable de bien plus de choses. Cet album n’a pas pour but de moraliser les gens qui ne se poussent pas assez, mais plutôt d’être inspirant… Pour nous-mêmes et pour n’importe qui d’autre aussi. Je pense qu’on peut toujours se maximiser davantage.

Outre cela, qu’est-ce qui t’inspire le plus en tant que musicien ? Encore une fois, ce sont plein de choses différentes, mais, et c’est mon propre cliché, les émotions qui sont présentes au moment où je commence à composer vont décider de la tournure que prendra la chanson au final.

Pour terminer, quels sont tes cinq albums préférés ? Je pense que le premier album qui m’a vraiment marqué est « Master Of Puppets » de Metallica ; un album qui nous a beaucoup inspiré pour Amaranthe, c’est « Natural Born Chaos » de Soilwork ; une autre grande influence personnelle, c’est Evergrey et leur album « Inner Circle » et je mentionnerais l’album qui a un peu changé ma vie, « The Jester Race » d’In Flames, dont je suis fan. Ah et histoire de secouer un peu tout ça, un autre de mes albums préférés est un album qui s’appelle « The Writing’s On The Wall » des Destiny’s Child. Je connais toutes les chansons par cœur (rires) !

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