[ARCHIVES] Interview avec Amorphis (2)

amorphis_undertheredcloud

C’est la seconde fois que nous rencontrons Santeri Kallio, claviériste d’Amorphis. L’occasion de faire le point sur l’actualité du groupe. Il semblerait que quelque chose soit en préparation…

Lors de notre première interview, il y a presque un an et demi maintenant, tu nous avais promis qu’Amorphis tournerait beaucoup et tu n’avais pas menti : d’abord pour « Under The Red Cloud », puis pour le dixième anniversaire d’« Eclipse ». Quel est ton feedback personnel après tout ça ? Eh bien ! « Under The Red Cloud » est sorti vers 2015 et c’est vrai qu’on n’a pas vraiment arrêté de tourner depuis et on continue d’ailleurs, on fait la tournée des festivals en ce moment et en septembre, il y aura la dernière partie de la tournée. Il y a aussi les concerts pour « Eclipse », effectivement, mais c’était très court. Donc, ça fait deux ans qu’on est sur la route et ça représente plus de deux cents concerts. Je crois qu’on n’a jamais autant tourné ! Je pense que cela signifie qu’on a fait un bon album et le soutien qu’on reçoit est fantastique, donc le feedback est très positif !

Et n’est-ce pas trop difficile d’être loin de chez soi en permanence depuis deux ans ? Ce n’est pas si difficile, parce que c’est notre job, personne ne fait autre chose à côté. On a tous quitté nos jobs depuis plus de dix ans déjà. En fait, c’est même nécessaire de tourner, parce que c’est très difficile de gagner sa vie en vendant seulement des albums. Après, on est parti aux Etats-Unis récemment et c’est vrai qu’à ce moment-là certains passaient des moments difficiles… Moi, je n’ai pas d’enfants, mais d’autres en ont deux ou trois et c’est difficile pour eux. On se dit alors parfois qu’on ne partira plus pendant deux ou trois mois complets. Donc, il y a peut-être eu quelques plaintes, mais c’est normal et quand tu fais partie d’un groupe qui a un nouveau professionnel, tu dois être prêt à tourner constamment. Il faut déterminer ses priorités et partir en tournée en est une si tu veux gagner ta vie, parce qu’aujourd’hui tout le monde écoute Spotify et tu ne gagnes pas d’argent là-dessus (rires).

Sinon, on vient d’entendre que le nouvel album serait en préparation, que peux-tu déjà nous en dire ? Je peux seulement te dire quand on va le faire : on entre en studio en novembre. Et on va à nouveau travailler avec Jens Bogren comme sur « Under The Red Cloud » parce que ça a été très fluide avec lui, on s’entend bien, il comprend très bien notre musique et fait attention au moindre détail. Autrement, je sais que quelques compositions sont en préparation, desquelles je n’ai encore rien entendu. J’essaie d’y penser moi aussi, j’ai quelques idées sur lesquelles je vais travailler prochainement. Mais il n’y a rien de prêt pour le moment, donc c’est encore tôt pour en parler. Je sais que cet album sera probablement plus expérimental, plus… Je dirais, plus lourd, mais c’est difficile à dire parce que « Under The Red Cloud » était déjà assez « heavy ». Bon, on ne va pas se transformer en groupe de Black Metal, mais notre musique sera plus lourde, avec des arrangements encore plus complexes. On compte plus explorer le côté musical du groupe aussi, c’est quelque chose qui nous intéresse beaucoup et qu’on développe de plus en plus, car le line-up est sable depuis quelques années maintenant. C’est très vague pour l’instant, on y verra beaucoup plus clair quand on commencera les préprods etc. On ne se met pas de pression, ça se prépare tout doucement !

Peux-tu commenter ce concert spécial : « An evening with friends at Huvila », duquel vous avez sorti un album live en février ? Huvila est un vieux manoir à Helsinki et tous les ans, durant une semaine culturelle, plusieurs artistes y font des concerts, mais pas tellement des groupes de Metal. Du coup, quand on nous a proposé d’y jouer, on a été très surpris et on a décidé de faire un concert spécial. On a joué « Under The Red Cloud » dans son intégralité et dans sa version originale, avec un mix de nos chansons en version acoustique. On a aussi invité Anneke Van Giersbergen, parce que malheureusement Aleah Stanbridge qui chante sur « Under The Red Cloud » est décédée. Mais c’était une belle expérience, tellement qu’on a décidé d’en faire un CD. Je ne l’ai pas encore écouté depuis qu’il est sorti, c’est assez ironique, mais les gens disent beaucoup l’apprécier. Pour nous, c’était une autre façon d’explorer notre musique, c’était intéressant.

Il y a quelques années, vous étiez ici, en ouverture du Graspop et aujourd’hui vous jouez beaucoup plus haut dans l’affiche, comment tu l’expliques ? Je pense qu’on ne peut pas nier que notre carrière a vraiment commencé avec « Eclipse » et l’arrivée de Tomi au chant. On a fait de plus en plus de festivals d’été à partir de là et d’année en année, nous sommes montés sur les affiches. Je pense que ça veut dire qu’on fait quelque chose de bien… Beaucoup de choses ont changé depuis nos débuts et on s’est améliorés sur beaucoup de choses, pas seulement musicalement.

Peut-être qu’un jour vous serez headliner sur la Mainstage… Ah, ce serait vraiment bien ! Mais c’est une place qu’il faut mériter, il faut avoir réussi à convaincre tout le monde. Regarde Deep Purple, ce sont des légendes ! Personnellement, je préfère jouer sur une petite scène en soirée qu’au matin sur la Mainstage. C’est très bien aussi, mais l’ambiance est différente, tout le monde est un peu fatigué de la veille (rires). Aujourd’hui, on joue à 19 heures et je pense que c’est un timing idéal !

Finalement, vous avez sorti un article de merchandising assez original : des figurines à votre effigie. Comment ce projet est arrivé ? Personnellement, j’ai toujours voulu avoir un mini-moi (rires). Sérieusement, on a été approché par une jeune entreprise qui se lance dans ce business de créer des personnages à l’effigie de stars de cinéma, de Rock stars, etc. Et on a trouvé l’idée sympa… Le résultat est assez impressionnant d’ailleurs, car les tatouages sont recréés à l’identique, les guitares aussi… Ils n’ont pas refait mon clavier, mais bon, c’était un projet fun. J’ai reçu ma figurine et je l’ai donnée à ma mère, elle était vraiment contente (rires). Concernant le processus, on a simplement dû aller dans un photobooth avec plus de cent caméras autour de nous, ce qui permet de recréer tous les détails. On voit même mon portefeuille dans ma poche, mon mini-moi a un portefeuille (rires) !

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