[ARCHIVES] Interview avec Carthagods

carthagods

Petite présentation des mystérieux Tunisiens de Carthagods après leur premier concert en Belgique en compagnie de Tarak Ben Sassi, guitariste et membre fondateur du groupe qui comptabilise déjà vingt ans de carrière !

Pour commencer, comment s’est passé votre voyage ? Ça ne s’est pas si bien passé que ça, il y a eu des difficultés avec les visas, puis on a passé une nuit blanche en Italie, on s’est demandé si on allait être là à temps, mais on est finalement bien arrivés. Maintenant, on va dormir jusqu’à demain matin ! (rires) On est contents d’avoir joué pour la première fois en Belgique avec notre formation live, c’est-à-dire avec Marco au chant et Timo à la guitare. Je pense que l’accueil du public a été très positif, même si on a eu quelques problèmes de son. J’ai déjà hâte de revenir jouer ici, c’était super !

Comme on vous découvre seulement, peux-tu raconter un peu l’histoire du groupe ? Oh, ça risque d’être long ! (rires) Carthagods est sans doute l’un des plus anciens groupes de metal tunisien, on a commencé en 1997 en tant que groupe de covers et quelques années plus tard, vers 2001, on a décidé qu’on allait composer et jouer notre propre musique. Bien sûr, il y a eu quelques changements de line-up… Aussi, on a organisé beaucoup de concerts en Tunisie, ce qui nous a permis de collaborer avec beaucoup d’artistes, notamment Max Cavalera avec qui nous avons enregistré un morceau. On a aussi rencontré Paul Di’Anno. En 2006, on a participé au premier grand festival de metal national de Tunisie où on a rencontré Epica. On s’est lié d’amitié avec Mark, on a gardé contact et on a même enregistré une chanson avec lui, qui se trouve sur notre album. On a aussi beaucoup tourné en Europe, à Malte, à Paris et maintenant en Belgique. Voilà, à peu près. On a aussi enregistré un single récemment qui devrait sortir cette année.

Sinon, j’ai trouvé qu’il y avait un certain contraste entre votre musique sur CD et ce que vous jouez en live. En CD, c’est très posé, très carré, tandis que sur scène, cela m’a semblé beaucoup plus spontané et dynamique. Comment tu expliques ça ? Ça dépend, qu’est-ce qui est mieux ? (rires) En fait, je crois que le contraste vient principalement du fait qu’on a deux chanteurs différents qui s’approprient la musique différemment et c’est intéressant. On aime bien essayer plein de choses comme ça.

Sinon, votre nom fait référence à vos origines, mais comment celles-ci se retrouvent dans vos textes ? On ne parle pas de mythologie ! En fait, les chansons de l’album ont été écrites sur une longue période de temps, donc on n’aborde pas qu’un seul thème. Mais s’il y a des choses qui reviennent souvent, c’est la société, l’ancien régime, les inégalités, la révolution, des sujets qui ont touché notre pays.

Récemment, nous avons discuté avec vos compatriotes de Myrath qui trouvent que le metal n’est pas assez reconnu par l’état tunisien, qu’est-ce que tu en penses ? Nous, Carthagods, on n’a jamais voulu collaborer avec le gouvernement, mais je trouve ça très bien que Myrath se soit fait remarquer, ils ont très bien réussi. Ce n’est pas évident de faire du metal en Tunisie, surtout quand on chante en anglais, ce serait mieux de faire du rap et de chanter en arabe, mais on a quand même une scène qui se développe et quelques événements qui nous permettent de jouer.

Et quels sont vos projets pour cette année ? On sait déjà qu’on va retourner jouer à Malte, au Metal Over Malta. On espère tourner encore en Europe et revenir en Belgique !

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