[ARCHIVES] Interview avec Sirenia

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C’est Morten Veland lui-même qui nous parle de « Dim Days Of Dolor », le huitième opus de son projet de Metal Symphonique et mélancolique, Sirenia. Sirenia, dont le chant est désormais assuré par la chanteuse lyrique française, Emmanuelle Zoldan.

Tout d’abord, comment te sens-tu aujourd’hui, quelques jours avant la sortie de « Dim Days Of Dolor » ? Je suis impatient. C’est un album duquel je suis très satisfait, je pense que toutes les chansons de cet album apportent quelque chose de valable. Par le passé, il y avait toujours bien l’un ou l’autre détail que j’aurais voulu améliorer, surtout avec le recul. Avec « Dim Days Of Dolor », j’ai l’impression que l’on a atteint ce qu’on espérait. Je suis très heureux des contributions de chacun sur cet album et je suis curieux de savoir ce que les fans vont en penser.

As-tu travaillé seul sur cet album, comme à ton habitude, pour la musique et les paroles ? Peux-tu résumer le processus de création de cet album ? Je pense que mon approche sur la composition et le processus d’écriture est resté pareil que d’habitude. J’ai développé ma manière de faire et ma technique au fil des années et je continue de les adapter et de les perfectionner. J’ai mon propre studio, ici en Norvège, où je passe énormément de temps à travailler sur mes idées et toutes les compositions sont nées là. J’aime travailler dans mon studio, parce que je peux y travailler de manière détendue. Il n’y a pas d’inquiétudes à avoir quant au temps, au booking, au budget, ces choses qu’il faut prendre en considération lorsqu’on veut travailler ailleurs. J’aime vraiment beaucoup prendre le temps dont j’ai besoin pour travailler sur les morceaux et être sûr que tout soit parfait. Je ne veux surtout pas que le temps influence mes chansons de façon négative.

Tu as dit à propos de cet album que tu avais atteint de nouvelles hauteurs et que c’est l’album le plus diversifié de Sirenia jusqu’à présent. Est-ce important pour toi en tant qu’artiste de repousser les limites de la créativité ? Oui, absolument. Pour moi, c’est une obligation et quelque chose d’évident que je me dois tant à moi-même qu’aux fans de Sirenia, pour leur donner les meilleurs albums et ne pas les décevoir. Je travaille extrêmement dur pour essayer de me développer en tant que parolier et faire des albums de mieux en mieux au fil des ans.

Peux-tu commenter les paroles de ce nouvel album, quels thèmes explores-tu cette fois ? Mes paroles ont toujours tourné autour de thèmes sombres et mélancoliques. J’admets qu’au fil des années c’est devenu de plus en plus difficile de trouver des sujets intéressants qui s’y rapportent. Après avoir écrit plus de cent chansons, je suppose que c’est ce que ressentent la plupart des paroliers. J’ai écrit quelques chansons inspirées de la mythologie nordique sur les deux derniers albums. Mais la plupart des chansons concernent toujours les aspects les plus sombres de la vie et de l’humanité en général.

Qu’est-ce qui t’inspire le plus quand tu composes, en général ? Ma vie est ma plus grande source d’inspiration. L’hiver norvégien et les paysages sont aussi une grande inspiration et parfois un livre, un film, de la musique peuvent m’inspirer aussi.

L’artwork de l’album est très beau, mais aussi très somber. Peux-tu nous en dire un peu plus sur l’artiste qui l’a réalisé, Gyula ? C’est votre seconde collaboration, pourquoi l’avoir choisi ? C’est notre label qui nous l’a recommandé pour l’album précédent. On a vraiment apprécié son travail, donc on a décidé de continuer à travailler avec lui. J’aime beaucoup son travail artistique, il provoque beaucoup d’émotions à ceux qui regardent ses œuvres. Je pense que c’est le designer parfait pour Sirenia, il crée vraiment des visuels particuliers, magiques, qui reflètent très bien les émotions de notre musique.

Comment travailles-tu avec lui en général, lui donnes-tu carte blanche ? Habituellement, j’ai une idée que je lui soumets. Ensuite, il ajoute ses idées et commence à créer à partir de là. Plus tard, il m’envoie des échantillons de l’artwork et on renouvelle nos idées, on s’occupe des détails etc. au fur et à mesure. À la fin, on obtient un artwork dont on est tous les deux satisfaits.

Emmanuelle Zoldan est à présent la chanteuse principale de Sirenia, comment l’as-tu choisie ? Le choix s’est porté sur Emmanuelle car c’est une chanteuse très diverse. Elle peut gérer toutes sortes de techniques et de styles. On a travaillé avec elle pendant plus de dix ans, en tant que choriste. J’ai toujours été fan de sa voix. J’ai toujours aimé sa voix et j’ai senti que l’on ferait un super travail ensemble et qu’elle correspondrait au groupe. Et comme espéré, les enregistrements se sont passés à merveille, c’était aussi une expérience d’apprentissage pour nous deux. Je suis sûr que nous améliorerons davantage notre coopération dans les années à venir. Elle a amené beaucoup de diversité à l’album, elle fait de superbes variations avec sa voix et cela représente un grand pas en avant pour nous. Je suis aussi déjà impatient d’écrire du nouveau contenu pour sa voix, maintenant que je connais ses forces en tant que chanteuse.

D’un autre côté, tu évolues sur la scène Metal depuis plus de vingt ans maintenant, que ressens-tu quand tu penses à ces vingt ans ? Comment je me sens ? Je me sens vieux. Haha… Oui, c’est difficile de croire que cela fait déjà vingt ans. Je me demande où sont passées ces années, parce que j’ai l’impression que ma carrière est beaucoup plus courte. Je suis passé par beaucoup de hauts et de bas à travers ces années. La plupart des bas sont oubliés et je chéris les hauts de tout mon cœur.

Vous êtes maintenant en tournée en tant que headliner avec Tyr et d’autres groupes. Est-ce toujours excitant de partir en tournée après vingt ans ? Oui, tourner c’est toujours excitant. Simplement parce que chaque tournée est différente et on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre. J’aime voyager et rencontrer de nouvelles personnes, des musiciens, des fans. Tourner, c’est quelque chose de très spécial et que chacun devrait expérimenter au moins une fois dans sa vie.

Aussi, vous jouerez en Belgique dans un petit club, le Verlichte Geest. Tu préfères les shows intimes ou les gros festivals ? J’aime les deux. Ce sont deux expériences complètement différentes, chacune avec ses propres qualités. J’adore être plus proche des fans et me « connecter » à eux, ce que l’on ne peut faire que dans les petits clubs. Et bien sûr, j’adore jouer sur de grands événements, avec une grosse audience, de grosses scènes, beaucoup de lights etc. C’est toujours génial qu’autant de fans de Metal se réunissent en un seul lieu.

Avez-vous déjà des plans après la tournée ? Oui, après la tournée, on prévoit de tourner encore. On veut vraiment tourner beaucoup plus maintenant. Les trois années précédentes, nous avons eu quelques problèmes qui ne nous permettaient pas de nous retrouver en groupe, donc nous n’avons pas pu tourner comme nous l’aurions voulu. Mais maintenant, c’est à nouveau possible.

As-tu quelques mots pour les fans belges pour terminer cette interview ? Cheers à tous nos fans belges. J’espère vous revoir sur la route. Je vous aime tous !

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